Comment juguler la propagation du coronavirus ?

dimanche 8 mars 2020
par  Suzanne BARTHE

Notre ami Maurice MIQUEL nous a fait suivre deux extraits d’archives, suggérant d’employer un remède radical (utilisé contre la contagion de la peste au début du XVIIIe siècle), en l’appliquant pour lutter contre la diffusion du "coronavirus" !!! Nous remercions Maurice pour son humour et son amour des archives !!!

De façon moins violente : nous informons les adhérents fréquentant nos locaux que Christian s’occupe de la « désinfection » des claviers et de leur protection… Que Magali met à la disposition des visiteurs du savon, des torchons propres et du produit à base d’huiles essentielles… Des masques seront également éventuellement à votre disposition… Bref le parfait nécessaire pour poursuivre sans crainte des recherches que nous souhaitons fructueuses pour tous

MORT d’Antoine FAUTEUIL dit clermont, soldat de Navarre

Ce 1er avril 1722 jay confessé et assisté à la mort Antoine
FAUTEUIL « dit Clermont » de son nom de guerre de la ville
De Clermont en Auvergne, âgé d’environ 20 ans, soldat dans la compagnie de
Monsieur de Brétigny au régiment de Navarre condamné a
estre fusillé
par ordre de Monsieur le Marquis de Bonas pour
estre convaincu d’avoir esté en Languedoc contre les déffenses
qui ont été faits dy passer

a St-André de vésines les susdits an et jour
Bertrandi, curé

Archives paroissiales de Veyreau

DECES de Jean RUAS d’Aluech

Le quatorzième juillet mil sept cent vingt deux a été fusillé Jean RUAS, de la Cadenède, fils de Noel RUAS et de Marie BONNEFOUS et inhumé le susdit jour dans un champ dit Costefrege, proche d’un petit bois, dit monterbois, à Aluech, pour avoir passé les coteaux venant du Languedoc en Rouergue dans un temps de contagion ou la communication était défendue par les ordres donnés par Monsieur le marquis de BONAS , maréchal de camp es armées du Roy, commandant en Rouergue sous les ordres de Monseigneur le Maréchal de WERVIK et fut fait fusillé par des soldats du régiment de Navarre commandé par Mr de RICHAUD, capitaine
Présents : Monsieur de LAIROLLE et de Monsieur de BOUEST, lieutenant
CAVALIE curé



Commentaires

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Comment juguler la propagation du coronavirus ?
samedi 21 mars 2020 à 10h17 - par  Suzanne BARTHE

En raison de la fermeture provisoire de notre local, le petit stock de masques dont nous disposions devenant inutile, nous avons décidé de le distribuer en fonction des urgences : aux infirmières libérales, aux maisons de retraite, aux employés du service postal, aux commerçants locaux…

N’hésitez pas à faire de même en interrogeant autour de vous les entreprises ou les associations disposant de masques en cette période de pénurie temporaire…

Merci par ailleurs de respecter les consignes de confinement pour le bien de tous et de chacun…

Quelques bons remèdes : la solidarité et l’entraide… et bien évidemment LA GENEALOGIE…

Bien amicalement
Suzanne

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Précision historique au sujet du "remède radical" contre les contagions !
mardi 17 mars 2020 à 17h21 - par  Marie-France Causse-Sigg

Au XVIIe s. on ne sait qui de la régression de la virulence de la bactérie ou du remplacement du rat noir par un rat gris, plus distant de l’homme, a eu raison de la peste de Marseille. Il faudra attendre 1720 pour mesurer les effets de la quarantaine. En effet, la peste de Marseille venue de Syrie cède dès 1722 face au cordon sanitaire établi par Louis XV. Il autorisa le tir à vue des contrevenants. (Jean-Marc Albert, Historien.)
Catastrophes sanitaires : scorbut, tuberculose, choléra, chikunguya, zika, botulisme typhus... prospèrent sur la précarité des populations fragiles. Nos chercheurs ont des éprouvettes pleines et leurs travaux risqués font notre admiration. M-F.SIGG.

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Comment juguler la propagation du coronavirus ?
dimanche 15 mars 2020 à 18h10 - par  elisabeth

La désobéissance n’était pas tolérée à l’époque ! Malheur à ceux qui se faisaient prendre ! En 1722 : il y a eu en effet une rechute de la grande peste de Marseille de 1720. En Rouergue, les cordons sanitaires empêchant d’aller en Languedoc avaient dus être fermés à nouveau, certainement au niveau du "col de la Barrière" le bien nommé, près de Sauclières pour ce qui concerne les exemples cités.

Lorsque j’ai envoyé la copie des actes à la demande de Maurice, je me suis interrogée sur la lecture du nom porté par le militaire : "Fauteuil". Je ne pensais pas que ce soit la bonne lecture, sans trouver mieux de prime abord. En regardant d’un peu plus près, j’ai pensé que cela pourrait être "Fanteuil", et là j’ai trouvé sur Généanet deux porteurs du nom cités en 1750 et 1731 à Paris. Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas un nom du coin, ce qui a rendu la graphie du curé certainement erratique, et de plus difficile à lire pour nous aujourd’hui.

Qu’en pensent les membres de notre club de paléographie ? Amicalement

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samedi 21 mars 2020 à 21h44 - par  elisabeth

Merci JULIEN.

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mardi 17 mars 2020 à 12h48 - par  JULIEN

Bonjour Elisabeth,
Sans aller jusqu’à Paris, il y a des Forteuil sur Clermont-Ferrand à l’époque, notamment sur la paroisse Saint Pierre, dont le curé a parfois transcrit le nom en Fauteuil bien que les intéressés signaient Forteuil ou Foteuil.
Les registres de la paroisse Saint-Pierre manquent malheureusement pour les années circa 1700 où est né notre jeune soldat fusillé en 1722 "âgé d’environ 20 ans", ce qui ne permet pas de vérifier cette hypothèse en y trouvant son acte de baptème.
On voit même en 1751, mais sur la paroisse Notre Dame du Port de Clermont-Ferrand, la mention d’un Jean Forteuil "militaire"