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jeudi 9 avril 2020
par  Suzanne BARTHE

Au revoir Maurice

Président fondateur de notre association, Maurice Miquel, avait su très tôt partager avec un petit groupe d’amis sa passion pour la généalogie et l’histoire. S’appuyant sur l’informatique dès la (...)

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vendredi 17 avril 2020 à 09h22 - par  Elisabeth Rouvier Pons

J’ai publié cet hommage sur Facebook mais plusieurs de mes amis m’ont fait remarquer qu’ils ne pouvaient pas le lire, aussi je l’ajoute sur cet emplacement.

" C’est avec beaucoup de respect et une grande émotion que je viens par ces quelques mots rendre hommage, en mon nom mais aussi au nom de tous nos amis généalogistes et amoureux de l’histoire, à la personne et au travail de notre ami Maurice Miquel.

Mon père et moi avons fait connaissance de Maurice en 1985 lors d’une réunion organisée par le Cercle Généalogique de Languedoc. Peu de temps après, avec Bernard Brengues, nous nous sommes retrouvés tous les trois au sein de la Sté d’Etudes Millavoises. De fil en aiguille, le 15 octobre 1987, sous le patronage de la vénérable dame jusqu’en 1993, nous avons créé avec d’autres compagnons le premier bureau de ce que l’on appellera le « Cercle Généalogique du Sud-Aveyron », devenu aujourd’hui le « Cercle Généalogique de l’Aveyron ». Ce jour là, nous étions 17 et Maurice en était le chef de file.

Ensuite viendra en 1992 à Rodez, la création du Cercle Généalogique du Rouergue sous l’impulsion du directeur des Archives Départementales Monsieur Jean Delmas. De nombreux membres du CGSA en étaient acteurs et six d’entre eux participeront au bureau constitutif. Maurice en sera le vice-président.

A Millau, Maurice va rester président du Cercle jusqu’en 2004, laissant à son successeur, après 17 ans d’existence, une association en pleine maturité comptant plus de 800 adhérents.
Ainsi a commencé une aventure inoubliable à laquelle j’ai le plaisir de participer depuis le premier jour.

Je veux témoigner du travail réalisé par Maurice : il aimait le contact humain, et il avait toujours été persuadé que la création d’un réseau, que le partage avec d’autres, que l’entraide, étaient la clef du développement de notre association et de la réussite des buts qu’il s’acharnait à atteindre sans relâche.

= Parvenir à sauvegarder notre histoire en pistant dans les moindres greniers les archives inconnues ou égarées. = Réaliser des copies afin d’éviter que les originaux ne soient abîmés par d’incessantes consultations. = Pouvoir ainsi les mettre à disposition du plus grand nombre. = Créer une base de données informatique unique pour collationner des relevés systématiques d’abord des registres paroissiaux, plus tard des actes de notaires. = Aider ceux qui veulent chercher l’histoire de leurs ancêtres, même les débutants.

Inlassablement il « transmettait ». Au fil de ces années, combien de fois n’est-il pas venu me voir dans mon bureau, plein d’enthousiasme communicatif, m’apportant une copie de sa moisson du jour ?

Sa « retraite » du cercle, bien que voulue, n’a pas signifié pour lui la cessation de toute activité. Aux commandes de son ordinateur, dans son repaire du Couloumbié, il apportait son aide et sa connaissance à qui frappait à sa porte.

Ces derniers temps, peut-être conscient que les heures lui seraient finalement comptées, il s’était appliqué à réaliser des ouvrages de synthèse pour expliquer à ses enfants et à ses amis ce qu’il avait fait et ce qu’il avait découvert sur l’histoire de sa famille.

C’est cette image d’un homme souhaitant que la connaissance ne reste pas l’apanage d’un seul mais bénéficie à tous que j’aimerais transmettre.

Combien vont me manquer nos petites rencontres à St Georges ! nos simples promenades sur la route, ou bien nos découvertes ! Car jusqu’au dernier jour Maurice n’a cessé de vouloir découvrir, sauver et mettre à la disposition du plus grand nombre. J’ai eu le bonheur de pouvoir l’accompagner.

A nous maintenant d’apprendre à continuer sans lui. J’espère pouvoir le faire, dans l’amitié et le partage, pour continuer d’œuvrer pour notre association et pour l’histoire de notre région ; cette région que celui que j’appellerais toujours avec tendresse "notre Président", aimait tant. "

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