Roquefort des Entreprises, des marques, des hommes

Communication Diaporama de Maurice LABBE, 10 septembre 2006
mercredi 13 septembre 2006
par  Patrick OZANNE

Remontons dans le temps et supposons que par une belle journée de printemps de 1925, nous parcourions les rues du village, plus ou moins bien entretenues ; voyons qui nous pourrions y rencontrer.

Coupiac Etienne {JPEG}Emile Masclet préside aux destinées de la Société des Caves et des Producteurs Réunis. Cette société a succédé en 1882 à la Société des Caves Réunies.

Paul Lebrou qui fut ingénieur à la Société, s’était mis à voler de ses propres ailes dés 1900. Il réfléchissait sans doutes déjà à créer en 1928 une association avec ses deux fils, mais il ne pouvait imaginer que le décès de son fils Achille l’amènerait à fusionner en 1935 avec la Société des Caves

Le fils de Guiraudou, passionné de voitures l’avait garée dans le village. Guiraudou avait débuté en 1905 et il vendra à la Société en 1930.

Clément Vernhet, qui avait monté sa petite affaire en 1920 se préparait peut être déjà a vendre en 1927 à la Société.Marquage Société {JPEG}

Les futurs fondateurs de la Sté. des Caves Associées ne pouvaient encore imaginer les difficultés qui les attendaient, en particulier en 1928 à l’exportation, difficultés qui les amèneraient de fait à vendre à la Société des Caves en 1930, mais ils étaient tous là, devant leurs caves :
Les frères Solier qui avaient pris la suite de LEON Vernieres en 1913, Léon Calmes qui était là depuis 1896 et qui pensait peut être à installer ses fils, Justin Couderc qui avait débuté en 1909plus ou moins associé avec Albert Crouzat.

Gruat et Joseph Coulet s’étaient associés en 1920 et avaient également décidé de s’associer depuis 1922 avec Louis Roques et A.Baumevielle, venus du lait de vache et qui affinaient du Bleu à Peyrelade. Leur nouvelle société à 4 s’appelait la Société Concessionnaire. Galtier François {JPEG}Achille Galtier et son cousin exploitaient la cave Galtier Cousins. En 1930, tous auront plus ou moins un emploi aux Caves Associées. Ils considéreront un peu cette entreprise comme la leur mais Achille Galtier, le directeur sera aux ordres de la Société des Caves, le nouveau propriétaire.

La Nouvelle Société Anonyme de Propriétaires, dite société Saint Jean, du nom de son directeur, fut fondée en 1910 M. St. Jean ne pouvait imaginer que sa société fusionnerait avec la Société des Caves . Il décédera en 1929 à l’audience du tribunal dans un procès qui l’opposait à un petit industriel déjà nommé.

Henri Combes venait de créer son affaire. Elle existe toujours et c’est la plus petite maison de Roquefort.
François Carles était peut être dans la rue mais son affaire, qui prendra la suite de celle de Roux, crée en 1927, n’existait pas encore.

Les Fréres Verniéres : Léon et Gabriel avaient pris la suite de leur père Paulin qui existait depuis 1889. Cette entreprise existe toujours et c’est J.C. Ricard qui préside à ses destinées.

A la sortie du village, en direction de Tournemire, Paul Roques était là, il avait pris la suite de son beau-père Hilarion Galtier installé en 1909 ; Sa fille mettra son affaire en gérance à la Société en 1961.

La Société Agricole de Roquefort, mitoyenne de Paul Roques, avait racheté en 1912 l’affaire de Joseph Sarrouy et A. Robert dans le but de créer, dans un esprit coopératif, une alternance au monopole qui se dessinait après le rachat de Rigal par la Grande Société.
Le directeur de l’Agricole discutait avec Gras, qui avait une petite affaire et l’achat fut conclu par la Société Maria Grimal en 1927.Les dirigeants de l’Agricole lorgnaient sur l’affaire de la « Vielle fille » : Maria Grimal. Après des débuts à Ste. Eulalie, elle était venue s’installer à Roquefort dans les années 1890. En 1912 elle avait failli vendre à la société Agricole en formation, mais les évêques de Mende et Rodez l’en dissuadèrent. En 1925, assise devant la porte de sa maison au centre du village, elle se demandait encore comment elle dut se « mettre en société »en 1922 et accepter elle, la catholique, de prendre comme directeur ce parpaillot de Freychet . Sa santé l’amènera à vendre à l’Agricole en 1928.

Louis Rigal est maintenant installé dans la cave Carriére. Il était venu du midi en1887 pour s’associer avec Roussel, mais le banquier Villa lui ayant coupé les fonds au moment des règlements de lait, il dut accepter l’entrée majoritaire de la Société des Caves dans son capital en 1911 et perdit toute indépendance.

Emile Pujol, parti de rien, avait monté son affaire en 1920. Il vient de racheter Beffre et Cie. en1924. Ce sera une belle affaire partagée entre le lait de brebis à Roquefort et le lait de vache à Lestang. Les fils la revendront à Albert Alric en 1978.

En 1925 Alric c’était Paul Alric, c’était la suite de l’affaire Roussel, et ce n’est qu’en 1955 que seront crées deux affaires distinctes : Alric qui sera plus connue sous sa marque principale « le Papillon » et Alric Frères qui sera revendue à la coopérative S.C.A.R.O.

Maurice Bouet domine le village, il est voisin d’Albert Milhau. Il était venu comme associé d’Albert Sarrouy, le frère de Joseph de l’Agricole. Bien plus tard le fond de commerce sera repris par la S.C.A.R.O. et les installations vendues à Société

François Fonvielle a loué la petite cave sous l’hôtel en prenant la succession de Delran. Il revendra au groupe Société en 1928, surtout pour son affaire de fromages Bleus à Tréves ;
En 1925 Gabriel Coulet et Albert Crouzat sont associés, ils vivent encore en bonne intelligence mais se sépareront en1931 .Gabriel Coulet est toujours une belle affaire indépendante tandis que Crouzat à été revendue à Michel Besnier.

Cadilhac s’était, à ses débuts en 1913, associé avec Grégoire. Le fils connaît déjà bien la fille de Numa Jean, associé de Lacazotte puisque, devenu son gendre il s’associera fin 1927 avec son beau-père Numa Jean.

La famille Laur, associée à ses débuts avec Albert Milhau, s’était séparés en 1918 et dans notre village de 1925, il y a deux entreprises : Albert Milhau qui finira à la Société des Caves en 1978 et Laur Frères qui se sépareront en 1936 pour créer deux entreprises : Laur et Daures et Clément Laur.

Pour terminer cette promenade guidée dans Roquefort, signalons enfin que nous aurions pu rencontrer Alphonse Beffre venu en voisin de la cave Matharel qui, sur Tournemire, affinait toujours du Roquefort.

Nota :Les entreprises figurant ci-dessus en caractères gras existaient de façon indépendantes en 1925, soit un total de 27 entreprises si on compte les associés pour 1 ou 32 si on compte les familles associées.

Maurice Labbé 10.09.2006


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