SEVERAC L’EGLISE ET SON BATI PIERRE

Communication de Mme et M. LAYRAL, du 10 septembre 2007
vendredi 14 septembre 2007

A la demande de Mr le Président, mon épouse et moi même avons préparé ce petit exposé sur notre commune.

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Sévérac l’Eglise est un village situé 2 Km à l’Ouest de Laissac. C’est un village typique du Causse. Bien qu’il n’ait aucun bâtiment classé, il est remarquable par son bâti pierre et ses rues à façades continues et ses balets (escalier et perron extérieurs) Nous avons choisi aujourd’hui de vous parler de certaines maisons ou bâtiments caractéristiques au travers de leur histoire ou.de la généalogie des occupants quand nous avons pu la reconstituer.

Le nom de Sévérac l’Eglise est mentionné pour la 1ere fois dans le cartulaire de Conques en 1002.Le comte de Millau Richard donne Sévérac l’Eglise et la villa Puditio à l’abbaye de Conques. Cette villa gallo romaine est donc un des premiers bâtiments que l’on connaisse. A l’ouest de la commune, à 1 km d’ici, des prés et des bois sont appelés Poudis ou pudis. Pour la majorité de personnes, cela vient de l’occitan sentir mauvais. Ce qui n’a aucun rapport avec le lieu puisque ce sont des prés verdoyants avec un petit ruisseau coulant pratiquement toute l’année en son milieu. En se promenant le long de ce ruisseau de pudis , on trouve encore des débris de Tegulae.

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Lors d’une conversation avec à Philippe Gruat , celui-ci a avancé l’hypothèse que dans ce champ se trouvait un four de potier et non la villa, car il avait retrouvé des restes calcinés de tegulae. Il est vrai que , sur le terrain, on voit une dépression par rapport au terrain naturel environnant qui pourrait être le lieu ou était extrait l’argile ;

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On a tous les ingrédients à proximité avec la forêt pour le bois et le ruisseau pour la fourniture de l’eau.La position de la villa par rapport à ce four est donc très aléatoire. . Deux hameaux sont à environ 300m de là Vareilles et Touailles.On peut penser que cela pourrait être plutôt Touailles pour deux raisons : Touailles faisait partie de la paroisse de Severac l’eglise alors qu’il n’est qu’à 300 m de Laissac et ensuite il est situé à 50 m d’un ruisseau celui du Mayroux. André Colomb dans son livre Laissac la situe au Moulinet, juste à coté. On ne peut rester que sur des hypothèses en attendant des fouilles si des éléments nouveaux étaient révélés par hasard ; par des photos aériennes ou comme à St Saturnin de Lenne lors de la réalisation du lotissement.

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Le deuxième document qui peut nous donner quelques indications sur les bâtiments de notre village est la carte figurée de la baronnie de Severac le Château que Mr Delmas a étudiée en 1998 et qu’il a datée de 1508 . Sur la représentation de Severac l’Eglise, on trouve 27 maisons, une grande maison avec tour à mâchicoulis et l’église. On voit déjà la forme générale du village avec 22 maisons groupées autour de l’église et 7 maisons sur la rue y accédant ou peut être le faubourg ( il y a bien un quartier appelé le barry ). Quant aux 5 maisons à gauche du mas del couderc , on ne peut faire que des suppositions .Est-ce Grèzes qui n’est pas mentionné Est-ce « le couderc de la plane » mentionné dans le compoix qui correspond à l’entrée du village actuel ?

Le troisième document est le compoix déposé aux archives départementales C’est un document que nous avons réussi à dater par la généalogie En effet nous avons souvent avec les mariages l’age du décès des parents. Et souvent dans le compoix, nous avons le nom du propriétaire ou la dénomination « les héritiers de » s’il est décédé Avec ces éléments nous l’avons daté entre 1599 et 1610. Il y a 80 propriétaires Sur ces 80 il y a 29 maisons dites maisons fouganhes ; c’est-à-dire qui payaient l’impôt sur le feu ; soit sensiblement le nombre de maisons de la carte de 1508

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Continuons par la grande maison à tour. Deux maisons dans le village pourraient correspondre à celle ci
La première est située sur la place de la mairie actuelle .Elle est constituée d’une tour carrée et d’une grande façade avec des fenêtres à linteau cintré et un portail porche.On peut suivre ses différents propriétaires par la généalogie et les cadastres successifs. Le compoix de 1600 nous donne Laurent FUGY comme propriétaire C’est la plus grande maison avec 25 cannes carrées soit environ 100 m2 En 1696, Julien Tassier époux de Catherine FUGY fait construire une cheminée

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sur laquelle il appose ses initiales .Celle ci a été démontée et vendue en 1964 lors de la reconstruction de la maison. Lors de ces travaux il a été trouvé deux tombes dans la terre battue du rez de chaussée. Les squelettes étaient dans la terre et recouverts de pierres plates disposées en pointes. A l’époque, il est regrettable qu’aucune recherche n’ait été faite , certains ont avancé l’hypothèse de tombes mérovingiennes.( notamment la maire de l’époque Jean Broussy ,professeur à la faculté de médecine de Toulouse). De père en fille , elle passe aux Ricard ( époux de Catherine Tassier )de 1700 à 1760 soit deux générations puis aux Boyer originaires de Paumes (qui épouse Marguerite Ricard) de 1760 à 1841 , soit deux autres générations ; En 1841,en l’absence d’enfant ,la succession va aux Affre de St Rome, beau frère. C’est bien la famille Affre de St Rome qui a donné l’archevêque de Paris tué sur les barricades en 1848 . Sa mère était Christine Boyer née à Severac l’Eglise en 1768 . Vers 1880,cette maison est vendue à quatre propriétaires .Aujourd’hui après maintes modifications , elle est méconnaissable et défigurée par la construction de l’épicerie fermée depuis 2001. La tour a été sauvée grâce à la collaboration entre la commune qui l’acquise en 1994 et l’office départemental d’HLM qui y a réalisé un appartement de 4 pièces.

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Voici maintenant la photo du cadastre napoléonien de 1825 où figurent ces maisons Nous y apercevons bien la forme du fort en rond ainsi que cette maison sur la place qui amène au fort

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La deuxième maison à tour est le presbytère. Nous avons plus d’informations à son sujet. Ce bâtiment a été récupéré par un curé en 1732.Cette maison était la propriété des Orcival qui ont donné aussi les Arcival.. Angélique Orcival femme de Guillaume Broussy décède en 1716 à 50 ans après 14 ans de mariage apparemment sans enfant. Le 6 Mars 1716 , la veille de sa mort , elle lègue à la confrérie du St Sacrement un capital de 200 livres, à ses demi frères Jean et Guillaume Jalbert 60 livres chacun..En 1731, un nouveau curé Hyacinthe Raymond Batalhe de Roquecave prend la cure de Severac l’eglise .Il décide de récupérer les rentes et les sommes dues à la paroisse .Entre temps Guillaume Broussy s’est remarié et vit à Ségur avec Anne Pons. Ce brave curé s’aperçoit que ces sommes n’ont pas été versées .Les intérêts de cette somme devaient servir à dire dix messes annuellement en l’honneur du très saint sacrement et à la nomination à perpétuité au prône du dimanche. Le dit Roquecave fait donc assigner Guillaume Broussy à la cour Sénéchale de la ville de Rodez. Il gagne évidemment son procès et fait procéder ensuite à la saisie de la maison et de l’enclos. Il négocie ensuite pour éviter les frais de procès complémentaires. Par acte notarié du 6 Juin 1732 ,Guillaume Broussy vend la maison , la grange ,l’enclos et la chenevrière pour 820 livres .Cet acte récapitule toute la procédure et le calcul des sommes.Les demi fréres Jalbert renoncent à leur part.et en font don à la paroisse..Les intérêts des sommes se montent à 170 livres.Ce qui fait un montant du de 660 livres Il faut donc verser à Guillaume Broussy les 160 livres manquants.pour que ces biens reviennent à la communauté de Severac l’Eglise pour devenir la maison curiale

Les deux consuls Pierre Bonnaure bourgeois de Grèzes et Jacques Beluel paysan de Severac l’Eglise sont chargés de trouver cette somme : 60 livres vont être versées de suite prêtées par le Curé Roquecave et les 100 autres à la St Michel dans un an. Nous avons de ce bâtiment, par cet acte, un état des lieux plus qu’une description. On ne parle pas de la tour, pas plus pour la maison Fugy . Cela paraît normal puisque ces deux tours sont des tours escaliers qui desservent les trois étages.La maison Fugy comporte un escalier en pierre seulement jusqu’au premier étage et les deux autres étages sont desservis par un escalier en bois. Pour le presbytère, l’escalier en pierre va jusqu’ au deuxième étage et l’escalier en bois dessert les combles uniquement. Ce bâtiment n’est pas en bon état et les consuls se font prier pour l’acheter. Les poutres et planchers sont en ruine. La muraille du Capiol (pignon) et la cheminée ont besoin de réparations.Les poutres de la grange sont soutenues par des piquets et les murs de celle ci sont en pierre sèches.Est ce véridique ou est ce exagéré pour faire baisser le prix, nous ne le sauront pas. Ce bâtiment est resté le presbytère de Sévérac l’Eglise de 1732 à 2005 soit près de trois siècles.Les seules modifications que conservent les archives concernent le recul de la muraille est, lors de la construction de la nouvelle église en 1903. Depuis le départ du dernier curé, la municipalité a décidé d’y installer la mairie en rez de chaussée : secrétariat dans la partie sud et salle du conseil et des mariages dans la cave voûtée et deux appartements aux étages. Lors des travaux, aucun nouvel indice n’a été découvert à part un linteau avec une date 1779 et une fleur de lys grossièrement sculpté dans la pierre ?

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Autre bâtiment de tous nos villages, c’est l’église. Malheureusement, la rançon du progrès de la fin du 19eme siècle a été la construction d’une nouvelle église avec la démolition de l’ancienne. L’ancienne église était au centre de la partie en cercle des habitations qui constituaient le fort .Le compoix de 1600 y dénombre 10 cazals 14 maisons ou Houstal 2 Maisons fouganhe et 3 Crottes c’est-à-dire caves. Le cimetière était naturellement inséré entre l’église et les maisons.et a été transféré hors du village en 1911. Pour revenir sur les sépultures anciennes , lors des travaux on y a découvert des squelettes mis les uns au dessus des autres avec des tuiles posées en pointes entre ces squelettes . Là aussi certains ont émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir de sépultures faites lors des épidémies , lorsque l’on n’avait pas le temps d’enterrer les morts. Revenons à l’église D’après André Colomb , l’origine de l’église serait la chapelle du château fort agrandie au 13 eme siècle. La carte de 1508 donne deux clochers un grand coté ouest avec deux cloches ; et un clocheton à l’est avec une cloche.Cela paraît compatible avec ce que nous connaissons de cette ancienne église en 1900 .En effet, peut être après l’effondrement ou la démolition du grand, le petit a été surélevé et on y a mis deux cloches ; puisque la troisième date de 1864. On sait que vers 1700, lors d’une visite pastorale ; Mgr Lezay de Lusignen demanda de l’agrandir. Ces travaux ont-ils été faits à ce moment ? On ne le sait pas. Nous avons de cette église du 18eme siècle ,des plans datant de 1897 ,dressés par Mr Landès architecte

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Si l’on peut extrapoler ces modifications d’après l’épaisseur des murs ,on constate que la partie 13 eme siècle avait des murs de 1,10 m tandis que ceux du 18eme avait une épaisseur moindre variable de 40 à 60 cm. ; On peut aussi penser que l’ancien clocher supprimé avait des murs épais .Ce ne sont bien sur que des hypothèses. Nous n’avons que deux photos prises sûrement quelques années avant sa démolition.

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Ce porche d’entrée du cimetière est toujours existant puisque c’est l’entrée de la cour de l’école avec apparemment le même portail en fer forgé. Donc en 1896, André Thubiéres est nommé curé de Sévéerac l’Eglise Il vient de St Salvadou ou il vient de faire construire une nouvelle église. La mode est à la restauration et la reconstruction de celles-ci (Laissac 1878 Bertholène 1872 Coussergues 1880) .Car elles étaient subventionnées par l’Etat puisque nous sommes avant la séparation de l’église et de l’état.. La première solution était d’agrandir en construisant une nouvelle tout en laissant le clocher. Les plans sont faits, La souscription est lancée. Mais les archives tant paroissiales que communales ne nous disent pas pourquoi , un an après, la décision de démolir l’église pour en reconstruire une neuve dans le jardin du presbytère est avalisée par le conseil municipal et le conseil de fabrique. Ainsi la nouvelle église est bâtie de décembre 1899 à juin 1901.

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Voilà pourquoi Severac l’Eglise ne porte pas bien son nom puisque les visiteurs cherchent à voir une église ancienne. . On peut se consoler en disant que dans cent ans ce sera un monument du 19eme siècle et peut être un monument historique.

Passons maintenant aux maisons particulières
Tout d’abord, La famille De Podio

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Le compoix nous dit que la maison de Geordy dePodio (autrement dit Georges Dupuy ) notaire, confronte la place St Roch c’est-à-dire la place du griffoul actuelle . Cette maison comporte encore sur le linteau les initiales G et la date de 1569.Un autre Geordy Depodio est praticien. C’est son fils qui possède une autre maison confrontant lou cami public.On peut déduire sans trop se tromper que cette dernière va devenir possession des Nozier de lalande. En effet Les Nozier de la Lalande originaire de St Sernin sont apparus à Sévérac l’Eglise en 1652 lors du mariage de Jean Nozier de Lalande avec Hypolite de Podio.

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Cette maison est resté leur propriété jusqu’en 1902.Elle comporte une petite tour carrée, mais a un escalier extérieur.Ces nobles avaient épousé les idées nouvelles. Lors de la tourmente révolutionnaire, ils abandonnent leur particule et se font nommer sur tous les actes Lalande ,. Etienne Lalande a même été officier municipal de Juil 1794 à Nov 1795.

Toutes ces vielles bâtisses ont des murs en général de 1m d’épaisseur et ont été souvent rehaussées avec des murs moins épais

Nous allons maintenant passer au château, entre guillemets, de Grézes .

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Le hameau de Grézes a donné naissance comme vous le savez à une congrégation religieuse au 19eme siècle .Actuellement,L’ITEP (Institut Therapeutique et d’Education Professionnelle )est scindé en deux sites : un à Grézes même ; comprenant l’ancien orphelinat, la ferme , la chapelle et la congrégation. L’autre, à l’entrée de Sévérac l’Eglise est constitué des ateliers de la formation professionnelle, du gymnase, des services administratifs installés dans ce fameux château .Entre parenthèses, l’Itep est géré par une association loi de 1901, il emploie 120 personnes, c’est le plus gros employeur du canton et il forme 115 jeunes âgés de 10 à 20 ans. Ce château est une maison de maître. L’association de Grèzes l’a acquis de Mr Lacan, ancien administrateur aux colonies en 1921. La tour centrale est occupé par l’escalier qui dessert les étages. Cette maison était la maison de la famille Magalonne notaire et praticien suivant les générations. Ce nom s’est éteint à Séverac l’Eglise en 1757 lors du mariage de Marianne Magalonne ‘ fille unique sûrement’ avec Fulcrand Dozilis que nous trouvons propriétaire sur la matrice de 1825.

Nous allons maintenant nous rendre à la limite de la commune avec celle de Gaillac, je veux parler des Cayroules.

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Cette grande maison est en soi un peu une énigme Le compoix de 1600 nous donne deux petites maisons : 11 cannes pour la maison neuve Anthony Broussy et 9 cannes pour la maison fouganhe de Mr d’Arzac, sieur de la Force , de Migayrou dont nous voyons encore ici l’inscription sur le portail de la grange ..Et, en 1825 c’est un certain Dur Joseph . Sans lien de parenté entre ces familles, on peut penser qu’il y a eu plusieurs ventes. En effet, la famille Broussy a du quitter les Cayroules dans les années 1710 1730 par le mariage de Antoine Broussy avec Rose Souques. Comme vous pouvez le constater, c’est une imposante maison coté Sud. Malheureusement coté Nord ‘c’est-à-dire coté RN 88, elle a complètement été défigurée par des bâtiments agricoles récents. En regardant l’ancien cadastre, nous nous apercevons que beaucoup de bâtiments en pierre n’y apparaissent pas et datent donc du 19 eme siècle. Ils concourent beaucoup à l’esthétique de notre village. On peut commencer par les bâtiments publics que sont la fontaine ou Griffoul

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et le lavoir qui datent de 1870 suite au captage d’une source dans les Palanges. Les anciens bâtiments agricoles composés de l’étable et de la grange au dessus font aussi partie intégrale du patrimoine du village. La plus ancienne est la grange Boyer

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sur la route de Vezins puisque c’est la seule qui apparaît sur le cadastre de 1825 .Elle est étroite 4 m sur 22m de long et ne contient qu’une rangée de bêtes. Elle a la particularité de suivre les contours de la rue. Les autres ont été construites plus tard et ont été élargies à 8 m à l’intérieur pour avoir deux rangées de bètes.Le plus bel appareillage de pierres est la grange de Sylvain Ferrieu daté de 1850 .

Enfin voici les granges Broussy (1890 et 1910 et Layral 1903 transformé en gîte rural et enfin Vezinet .Elles ont sensiblement les mêmes dimensions.9 m extérieur sur 20 à 25 m. La ferme Broussy est caractéristique d’une cour de ferme pavée enserrée par tous les bâtiments de service. C’était la maison familiale de Mr Alain Broussy , créateur du site Internet sur la généalogie de Sévérac l’Eglise , d’après les recherches de son père ..Elle vient d’être vendue et elle est actuellement en cours de rénovation pour y réaliser des chambres d’hotes

Nous terminerons par ma maison natale

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acquise par mon arrière grand père en 1895 à la famille Ferrieu de Jumels .La ferme comprenait en outre du pigeonnier datant d’environ 1850 , un étang pour la pèche ( aujourd’hui détruit) prés du ruisseau en contrebas Cette maison a été comme on peut le voir rehaussée en 1903 et agrémentée du balcon.

Pour conclure ce tour d’horizon architectural et généalogique , on ne peut que constater que la crise de l’immobilier , malgré tous ces inconvénients, a permis à nos villages et à nos vieilles pierres de se rénover. Enfin les agriculteurs, par commodité, ont fait construire leurs bergeries ou étables à l’extérieur, ce qui a rendu le village plus propre sans troupeaux .La municipalité en a profité pour rénover le Griffoul, emblème de notre village, et d’enlever la grille posée en 1974 pour justement empêcher les bêtes d’y boire.


Commentaires

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SEVERAC L’EGLISE ET SON BATI PIERRE
samedi 28 juin 2008 à 07h33 - par  AYRAL Pierre

Bonjour,
Bravo pour cet article très intéressant.
Lors de recherches sur Espalion, j’ai remarqué un mariage le 21/4/1895 de Sylvain Charles Paulin FERRIEU (fils de Amans Charles et Julie MAJOREL) avec Agnès Marie CAZES.
Serait-ce cette branche dont vous parlez ?
Je cherche pour ma part depuis longtemps le mariage vers 1765 de Elisabeth FERRIEU et Jean Antoine BESOMBES qui ont eu des enfants à Alayrac Espalion.
Cette Elisabeth est mon sosa N°67.
Connaitriez-vous par hasard ce couple ?

Cordialement

samedi 25 octobre 2008 à 08h35

Bonjour
C’est bien le couple Ferrieu x Majorel et ses fréres et soeurs qui vendirent la ferme de Sévérac l’Eglise à mes arrières grands parents en 1895 aprés le décès de leur mère Marie Agathe Salgues ;
Quand au couple Cazes x Ferrieu , je ne l’ai pas trouvé . Vous avez la généalogie des Ferrieu de Jumels dans le livre "Laissac" de André Colomb.
Cordialement
Emile Layral

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SEVERAC L’EGLISE ET SON BATI PIERRE
jeudi 18 octobre 2007 à 10h19 - par  BARATHIEU Simon

j’ai trouvé votre communicaton en recherchant "maison foufanhe".C’est la seule référence que j’ai pu trouver pour l’instant.
Ma famille, venant de Campagnac s’est installée vers 1730 à Nogaret,commune de St.Pierre de Nogaret 48340,c’est aujourd’hui un "hameau ruiné" selon les cartes.
J’y ai une maison et un corps de bâtiment du 17°siècle semble-til,que j’entends sauvegarder.
Je cherche à dater cette construction.Les compoix de ST.Pierre ayant disparu je dipose en particulier d’un travail de Jean ROUX et Antoine SERPENTIER en 1983 sur les REVERSAT de Nogaret.La maison dont je cherche l’origine est sans doute celle ditte "la maison fouganhe" en 1730,apellation que je retrouve exactement 100 ans plus tôt et qui pourrait concerner la même maison,celles de Notaires royaux du mandement de Nogaret.Dans toutes les archives citées par les auteurs c’est la seule habitation caractérisée de la sorte.Ou puis-je trouver plus d’informations sur cette dénomination de "maison fouganhe" ?

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vendredi 15 mars 2013 à 22h42 - par  Renaud Joyes

Je découvre par hasard ce commentaire déjà ancien. Si cela est possible, je souhaiterais rentrer en contact avec Monsieur Simon Barathieu. Pourriez-vous, s’il-vous-plait, me donner son adresse mail.

Avec mes remerciements.

Renaud Joyes - 15 mars 2013

samedi 25 octobre 2008 à 08h51

Extrait de l’ouvrage "Des feux aux foyers" publié par les Archives du Tarn-

Jusqu’à la création de la capitation en 1695, la base de calcul de la population est le feu allumant,c a d une famille vivant "à même pot et feu". A l’aide des états de population des registres paroissiaux,on définit le nombre moyen d’individus par famille. Ce coefficient multiplié par le nombre de chef de feu recensés dans le rôle des tailles donne le chiffre de la population
Le feu de capitation utilisé dans certaines estimations correspond à une famille imposable
Chantal Layral

samedi 25 octobre 2008 à 08h27

Bonsoir
Je viens de rechercher dans le dictionnaire occitan français d’Alibert . Il est vrai que pudis signifie aussi thérébinthe ou pistachier résineux . Dans l’Aveyron nous ne connaissons pas ce sens vu que nous n’avons pas de pistachier.Nous sommes à 600 m d’altitude et je ne connais pas d’arbuste de ce type chez nous.
Cordialement
Emile Layral

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dimanche 28 septembre 2008 à 21h14 - par  Garrel Dominique

Bonsoir (ou bonjour)
Je suis Dominique Garrel, écrivain, journaliste. Je travaille un papier sur le pistachier dont on trouve plusieurs mots en occitan : Restencle ou Restincle qui a donné Restinclières (34).
Mais le Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus. Lin. sp.) a un nom occitan : pudis.
C’est sur les traces de "pudis" que me voila avec vous.
Bien cordialement

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vendredi 19 octobre 2007 à 11h15 - par  Patrick OZANNE

Bonjour

Le terme de maison "foufanhe" est très certainement une déformation de "foganhe" la maison où est le foyer, la maison où l’on vit.

Ce terme servait à l’origine pour les recensements par feux.

Source : Marc VAISSIERE

Cordialement

Patrick