Jean HUGO arrière petit fils de Victor HUGO

Les vitraux de l’abbatiale St-Pierre de NANT
mercredi 5 mai 2021
par  Suzanne BARTHE

A l’occasion de notre livre de l’année consacré à NANT, nous avons eu l’occasion d’évoquer Jean HUGO, auteur des superbes vitraux qui ornent l’abbatiale St-Pierre.

Nous proposons ci-dessous sa GENEALOGIE (descendant du célèbre écrivain)

Certes Jean HUGO n’est pas né à NANT, mais il était fort attaché à ce village dans lequel il vécut une trentaine d’années et où il possédait une propriété. Les nantais sont fiers de le compter pour un des leurs, d’autant qu’il réalisa les cartons des vitraux de l’église Saint-Pierre (Cf. notre chapitre « Patrimoine » dans le livre NANT, des femmes, des hommes, et leurs racines…).

Arrière-petit-fils de Victor HUGO et du maître de forges et ministre des Travaux publics du gouvernement de la Défense nationale, Pierre-Frédéric DORIAN (1814-1873), petit-fils du journaliste Charles HUGO, fils du peintre Georges HUGO dit Georges Victor-HUGO et de Pauline MENARD-DORIAN, Jean HUGO a notamment collaboré avec Pablo PICASSO, Max ERNST, Coco CHANEL mais aussi Jean COCTEAU. Jean Hugo, fut aussi modeste en tant que peintre qu’il le fut en tant que soldat pendant la guerre de 1914-1918. Sans doute avait-il trouvé bien lourde la gloire rattachée à son nom. Né dans une famille d’artistes, et dont la descendance poursuit la tradition, c’est un réel plaisir que de parcourir son œuvre picturale.

Quelques éléments généalogiques : des ancêtres lorrains

Selon Victor HUGO « l’histoire a sa vérité, la légende a la sienne. La vérité légendaire est d’une autre nature que la vérité historique. La vérité légendaire, c’est l’invention ayant pour résultat la réalité ».

Un fait est certain : beaucoup de légendes ont été rependues quant à l’ascendance du célèbre écrivain ! Il a lui-même contribué à ces légendes… En effet, à l’époque de François de Chateaubriand, d’Alphonse de Lamartine et d’Alfred de Vigny, Victor HUGO se devait d’appartenir lui aussi à une famille illustre. Il s’est donc inventé une généalogie plus que flatteuse composée d’ancêtres prestigieux et il alla même jusqu’à emprunter les armoiries de Georges HUGO, capitaine des gardes du duc de Lorraine, anobli en 1535 dont il prétendait être le descendant. Pendant toute sa vie, malgré ses détracteurs, il a défendu cette légende sur les origines de sa lignée. Bien plus tard l’écrivain, obligé de reconnaître son extraction roturière, déclarera : " Je n’attache aucune importance aux questions généalogiques " Dont acte !

Nous avons tenté, ci-dessous, de rétablir la vérité acte par acte… et ce avec l’aide de notre amie Monique LEROUX que nous remercions. Le patronyme HUGO n’est pas rare dans cette région, et la tâche n’est donc pas facile ! Notre propos n’est pas d’établir une généalogie exhaustive, mais d’établir l’ascendance agnatique de Jean HUGO objet de notre article.

I. Jean HUGO, °ca 1570, †06.05.1633 à Juvaincourt (88) à l’âge d’environ 63 ans. Laboureur. Marié à Françoise VOINEQUEL.

II. Johannes HUGO, °ca 1610, à Bralleville (54). Tailleur d’habits, couturier. Marié avec Jeanne CLAUDON. Décédé le 02.02.1686 à Vaudémont, (54), à l’âge de 76 ans, inhumée au cimetière St-Jean Baptiste.

III. Jean HUGO, °25.06.1648 à Vaudémont, puis s’établira à Baudricourt (Vosges). Marié le 15.05.1673 à Vaudemont, (54), avec Catherine MANSUY (1653-1731). Cultivateur. Il décèdera le 02.11.1731 à Ramécourt Domvaliers (88).

IV. Jean Philippe HUGO, °ca 1680. Marié le 01.01.1707 à Baudricourt (88), avec Catherine GRANDMAIRE (1682 - †03.03.1743 à Baudricourt), dont :

• Pierre HUGO, °07.06.1708 à Baudricourt.
• Claude Joseph HUGO, °19.03.1713-†1785.
• Jeanne HUGO, 1716-1746.
• Laurent HUGO, (°29.04.1719 à Baudricourt - †07.05.1785 - Rouvres en Xaintois), laboureur.
• Jean HUGO, °30.05.1722 à Baudricourt. †11.12.1807 à Remicourt, (88), veuf de Marie MONGENOT.
• Joseph HUGO, (°1702.1726, bp le même jour, p : Laurent MANSUY, m : Anne Hyacinthe DUMESNIL.
• Joseph HUGO, qui suit. 

V. Joseph HUGO (°24.10.1727 à Baudricourt - †12.04.1799 à Nancy). Maitre menuisier charpentier à Nancy.

X1 01.07.1755 à Nancy avec Dieudonnée BECHET (1732-1768), d’où 11 enfants dont 4 fils tous morts en bas âge (Césaire, Jean François, François Balthazar et Claude Ignace). X2 le 22.01.1770 à Nancy avec Jeanne Marguerite MICHAUD (°21.05.1741 à Dôle, Jura & †15.02.1814 à Nancy, Meurthe-et-Moselle, à l’âge de 73 ans). D’où : Anne Julie (1770-1816), Anne Victoire (1771-1808), Monique (°1773), Léopold qui suit, Marie Françoise (°1776), Louis Joseph HUGO, Cf. Base Léonore Légion d’Honneur (Officier) (1777-1853), François Juste HUGO, Cf. Légion d’Honneur (Chevalier) (1786-1828).

VI. Joseph Léopold Sigisbert HUGO (°15.11.1773 à Nancy - †29.01.1828 à Paris général d’Empire. Il épouse à Paris, le 15.11.1797, Sophie Françoise TREBUCHET (°19.061772 à St-Laurent, Nantes -†27.06.1821 à Paris). D’où : Abel (1798-1855), Eugène (1800-1837) et Victor qui suit. Léopold est inhumé au Père Lachaise. Légion d’Honneur (Officier) (14.02.1815).

VII. Victor-Marie HUGO (°26.02.1802 à Besançon - †22.05.1885 à Paris 75016), poète et dramaturge, membre de l’Académie française, pair de France, sénateur de la Seine. Marié le 12.10.1822 avec Adèle Julie FOUCHER (1803-1868). Il sera inhumé au Panthéon le 01.06.1885.

VIII. Charles HUGO (°03.11.1826 à Paris - †13.03.1871 à Bordeaux). Journaliste. Marié le 17.10.1865 à Bruxelles avec Alice LEHAENE. C’est le second fils des cinq enfants de Victor HUGO et Adèle FOUCHER.

IX. Georges-Victor HUGO (°16.08.1868 à Bruxelles - †05.02.1925). À l’âge de 3 ans, il perd son père et est élevé par son grand-père Victor qui s’inspirera de cette expérience pour son livre L’art d’être grand-père. Artiste peintre, écrivain. Marié le 20.03.1894, Paris XVI° (75), avec Pauline MÉNARD-DORIAN (1870-1941). D’où deux enfants. Ils divorceront le 12.01.1901.

X. Jean HUGO, né à Paris 16ème le 19.11.1894. Peintre et décorateur de théâtre, écrivain. Il épousera civilement, en premières noces, le 07.08.1919 (Paris 1er) Valentine Marie Augustine GROSS (1887-1968), artiste-peintre et illustratrice, dont il divorcera en Juillet 1932. Puis en 1949, il épouse en secondes noces civiles et religieuses, Lauretta Hope-Nicholson (1919-2005), dont il aura deux fils et cinq filles :
a. Charles HUGO (Gentilhomme fermier),
b. Marie HUGO (peintre),
c. Jean-Baptiste HUGO (photographe),
d. Adèle HUGO (peintre),
e. Jeanne HUGO-Chabrol (institutrice),
f. Sophie HUGO-Lafont (bibliothécaire),
g. Leopoldine HUGO (peintre).

Après la guerre 39-45 Jean HUGO s’est surtout consacré à la peinture. Venu tardivement à la religion (il avait reçu le baptême en 1931), il recherchait la solitude au Mas de Fourques, dont il avait hérité de sa grand-mère maternelle, mais aussi l’été à Nant, dans son Mas Rogiès, (plus tard nommé Mas Hugo), avec son épouse Lauretta et leurs enfants. L’autobiographie de Jean HUGO, « Le Regard de la Mémoire » se termine par cette phrase : « Nous fumes heureux et eurent de nombreux enfants ». Cet ouvrage fut honoré du prix Pierre-de-Régnier de l’Académie française en 1984.

Jean HUGO décède le 22.06.1984 au mas de Fourques (Lunel - 34) à l’âge de 90 ans. Il sera inhumé au cimetière St Gérard de Lunel. Officier de la Légion d’honneur.

Jean HUGO était l’ami de Jean Cocteau, de Pablo Picasso, de Paul Éluard, de Georges Auric, de Marie Bell, de Marie-Laure de Noailles, de Louise de Vilmorin, de Raymond Radiguet, de Frédéric Jacques Temple, de Bruno Collin, de Winifred Nicholson. Il reçut très souvent chez lui au mas de Fourques son ami Jean Bourgoint qu’il aida, qui devint son confident et qu’il aida à rédiger sa correspondance. Il a dit de lui : Dieu lui avait tout retiré, Dieu lui a tout rendu, quand Jean Bourgoint devint frère Pascal, moine de Cîteaux.

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