Jean Sabas Elie MICHEL dit SABAS, peintre nantais.

Généalogie d’une famille Nantaise
vendredi 16 décembre 2022
par  Monique et Alain BONNEMAYRE , Suzanne BARTHE

Jean Sabas Elie Michel est né à Nant le 5 décembre 1908. Son père avait dit qu’il lui donnerait le prénom du saint du jour de sa naissance. Son prénom usuel était Jean, mais il a choisi Sabas comme nom de peintre.

Il était le fils de Joseph Hippolyte André Michel, 45 ans, propriétaire, et Marie Antoinette Rouvier, 32 ans. Tout au long de sa vie, il a exercé différents métiers pour vivre, à Paris et dans le Gard, disant qu’il avait tout sacrifié pour sa peinture.
A Paris, il a fréquenté les grands peintres de l’art contemporain, Picasso, Braque, Bonnard.

JPEG - 318.8 ko Ci-contre Le pont de la Prade (merci de cliquer sur l’image pour l’agrandir). Pour lui, dessiner et peindre, c’était une nécessité. Ses premières œuvres connues, des peintures à l’huile, sont inspirées de sa région natale, dont il ne s’est jamais éloigné longtemps ; il marchait beaucoup et connaissait tous les sentiers de la vallée de la Dourbie et du plateau du Larzac.

En 1963, il a fait la connaissance d’Alain Benoit, à l’école des Beaux Arts d’Aix en Provence, où sa première exposition avait connu un grand succès. On lui reconnaissait du talent, mais il avait un caractère qu’on peut qualifier, pour le moins, de difficile. Il n’aimait pas les mondanités et se plaisait à travailler seul dans son atelier.

JPEG - 38.5 ko Alain Benoit, éditeur de poésies, était devenu son ami et dépositaire de ses œuvres. Il a organisé avec lui des expositions en Provence et en Suisse, ainsi qu’au siège de Midi Libre à Saint-Jean de Védas.

A 60 ans, Sabas s’est retiré à la maison de retraite, la Résidence des Deux Vallées à Nant. Sa maigre retraite ne suffisait pas à payer sa pension si bien qu’Alain Benoit devait de temps en temps vendre une toile. A la maison de retraite, Sabas refusait de se mêler aux autres résidents, disant qu’il "ne voulait pas devenir comme eux". Il vivait en ermite, prenant ses repas dans sa chambre dont il ne sortait que pour de longues marches dans la campagne. Alain Benoit lui rendait visite tous les mois et lui apportait des gouaches et des pastels. Par manque de moyens, Sabas s’est mis à peindre sur des quarts de feuille ou des demi-feuilles du journal Midi Libre. Il a appelé ces œuvres, toutes abstraites, « travaux au quotidien  ». Harmonies des couleurs, vives et contrastées, ou aux teintes plus douces et dégradées, laissent apparaître les caractères imprimés du journal.

JPEG - 27.4 ko Sabas est décédé à Millau le 5 mai 1996 et a été inhumé au cimetière de Nant.

Alain Benoit a continué à exposer son travail. Par exemple à la Galerie Sainte-Catherine à Rodez au printemps 1997 où une dizaine de toiles de la période 1965-1975 inspirées par la région, faisant partie de collections particulières, côtoyaient des « travaux au quotidien », ou encore du 18 juin au 15 août 2005 à Nant à la Chapelle des Pénitents, alors Office de Tourisme communal, exposition complétée par un livret sur la vie et l’œuvre de Sabas et une conférence par Alain Benoit et René Pons dans le cadre du Festival de Poésie organisé par Jana Boxberger, puis à l’Espace Culturel de Millau en juillet et août 2008.

Monique et Alain BONNEMAYRE
Photographies d’Alain BONNEMAYRE

GENEALOGIE

 [1]

Malheureusement, en dépit de toutes nos recherches, et en raison d’archives lacunaires, nous ne trouvons pas l’acte de mariage de Jean MICHEL (Cf ci-dessous en V) et Jeanne CLAPIER. Notre meilleure hypothèse est que Jean MICHEL, bassier à Nant marié avec Jeanne CLAPIER est le fils de François MICHEL, charpentier de Peyreleau et de Marie FROMENT. C’est donc l’hypothèse que nous proposons ci-dessous

Nous étayons notre raisonnement par le fait que, comme nous allons le voir, le parrain de la première fille du couple MICHEL x CLAPIER est François MICHEL, bassier son oncle. Or, le 10.01.1764 nous avons à Nant le mariage de François MICHEL, bassier, fils de François et de Marie FROMENT (FROUMENT), avec Marguerite LAMARCHE de Nant. Marguerite LAMARCHE, épouse de François MICHEL est également marraine en 1779 d’une autre fille du couple MICHEL x CLAPIER.

VIII. Jean MICHEL, meunier du Moulin de la Muse, paroisse de Liaucous (Commune de Mostuéjouls) avait épousé avant 1673 Marguerite COUNEAU († avant le 16.06.1703). Voir quittance reconnaissance de dot du 03.07.1673 AD12 3E 9707 – Me Antoine VITALIS notaire de Liaucous.

D’où :

  • Jean qui suit.
  • Marie MICHEL. Mariée par CM du 30.05.1693 [2] avec Jean BOURLES de Mostuéjouls, fils de feu Jean et de Marguerite SEGONDY.
  • Isabeau. Mariée par CM du 16.06.1703 avec Pierre JEAN.

VII. Jean MICHEL, du Moulin de la Muse, paroisse de Liaucous (Commune de Mostuéjouls) marié en 1696 [3] avec Jeanne PERSEGOL du Moulin du Truel, fille d’Antoine et de Françoise ATGIERE.
D’où :

  • Jean MICHEL. Meunier au Moulin de la Muse. Marié en 1ères noces par CM du 05.02.1731 [4], avec Catherine AIGOUY, fille de feu Jean et de feue Marie FAGES. En 2èmes noces CM du 08.11.1736  [5] avec Marie FOULQUIER, fille de Jean et d’Anne NICOLIES, du masage du Cambon, paroisse de St-Rome-de -Dolan.
    Jean teste le 10.10.1740 [6]
  • François qui suit.
  • Antoine MICHEL. Menuisier. Marié le 24.11.1728 à St-Georges-de-Lévéjac (Lozère) avec Marguerite FAGES, des Fons, paroisse St-Georges de Lévéjac, fille de Jean et de Catherine SABATIER.
  • Etienne.
  • Anne MICHEL, née le 19.12.1713. Mariée par CM du 08.11.1736  [7] avec Jean FOULQUIER, fils de Jean et d’Anne NICOLIES, du masage du Cambon, paroisse de St-Rome-de-Dolan.
  • Louis MICHEL, né le 20.06.1718

VI. François MICHEL. Charpentier. Il épouse par CM du 26.10.1728 [8] Marie FROMENT de Peyreleau, paroisse du Rozier, fille d’Antoine et de Catherine ARTIERES. D’où :

  • François MICHEL. Bassier. [9]
    François épouse le 10.01.1764 , à Nant, Marguerite LAMARCHE, fille de Jean, blancher, et de Marguerite VINCENS.
  • Jean qui suit.

V. MICHEL Jean, bassier, épouse vers 1765 Jeanne CLAPIER. C’est le fameux acte qui nous manque !

NDLR :
- Nous trouvons la naissance d’une Jeanne CLAPIER, fille de Jacques CLAPIER et de Jeanne OLIVIER, le 21.09.1731 à Pégairolles de l’Escalette
- En 1767, Jean est "bassier" à Nant.
- En 1776, Jean est "domestique de Monsieur le président DE PEGAYROLLES" à Millau.
- En 1779, Jean est "Maitre bassier" à Nant- .

De cette union Jean MICHEL x Jeanne CLAPIER :

  • Marie, baptisée à Nant le 18.05.1767 parrain : MICHEL François son oncle ; marraine : LAMARCHE Elisabeth
  • Jeanne °ca 1768, décède à Millau le 04.08.1777. Témoins : Louis FORGUE clerc tonsuré et Gabriel MONTET.
  • Jean, °ca 1770, et décédé le 27.07.1776 à Millau. Témoin : Louis FORGUE, Antoine BROUILHET, PEIGUEROLLES.
  • Etienne qui suit °1776
  • Delle Marguerite MICHEL, va naître à Nant le 13.12.1779. Parrain : Sieur BONNEFOUS Jean, marchand. Marraine : Dlle LAMARCHE Marguerite , épouse de sieur MICHEL François. Nous voyons que le statut social du père a évolué, sa fille est qualifiée de Demoiselle ! et l’époux de la marraine de l’enfant est Sieur François MICHEL...

Jeanne CLAPIER décède à Nant le 24.09.1813 (75 ans) épouse de Jean MICHEL. Déclarant ANDRE Jean, 33 ans, serrurier, parent de la défunte.

Jean MICHEL décède le 19.06.1826

IV. MICHEL Etienne,. Il naît à Millau le 29.10.1776. Son père est alors qualifié de "domestique de Monsieur le président DE PEGAYROLLES", et il signe. Signent également : DE PEYGUEROLLES, GENI. Le parrain est : ARPAIS Etienne domestique de Monsieur DE PEGAYROLLES. La marraine est : GALIERE Louise épouse François GENI maître tailleur de Millau.
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Etienne MICHEL est dit bassier lorsqu’il épouse à Nant le 3 avril 1796 Marie ANDRE fille de Pierre ANDRE et Françoise BALITRAND.
Il est dit "fabricant de bas" en 1807.
Il est "huissier" en 1811.
Il est "huissier royal" en 1834.

De l’union d’Etienne MICHEL avec Marie ANDRE vont naitre :

  • Marie Françoise Philippines, le 23.02.1797
  • Marie Jeanne Adélaïde, le 13.01.1799
  • Jean Etienne MICHEL, à Nant, le 04.06.1801. Il décédera, à l’âge de 9 ans, le 16.01.1811. Déclaration faite "MICHEL Jean, grand-père, 72 ans, sans profession, de Nant".
  • Marie Camille MICHEL , le 17.06.1805. Elle épousera Simon TRINQUIER et décèdera à Millau le 12.09.1835.
  • Suzanne Clotilde MICHEL, le 17.08.1807. Suzanne Clotilde décède le 05.03.1810, à Nant. Déclaration faite par Jean MICHEL, 70 ans, "fabricant de bas".
  • Marie Rose Mélanie Adélaïde, née à Nant le 19.01.1810. Elle décède le 26.04.1811, 16 mois.
  • Jean Etienne Auguste qui suit
  • Jean Louis Hyacinthe, né le 17.08.1815 à Nant . Il décède le 09.09.1820.
  • Jean Auguste, né le 04.01.1820 à Nant.

Marie ANDRE décèdera le 31.12.1843.

Etienne MICHEL épouse en secondes noces Anne VALEZ le 02.02.1848 à Nant. Anne était née à Nant 13.06.1798. Elle était veuve de VALENTIN Pierre (+ 6.02.1829).

Etienne MIQUEL (ex-huissier) décède à Nant le 12.05.1850.

III. MICHEL Jean Etienne Auguste, né à Nant le 05.03.1812. Il est serrurier, lorsqu’il épouse à Nant en premières noces le 02.06.1834, Philippine RANDON (+ 10.06.1838)
D’où :

  • Marie Etienne Victor, ° 02.03.1835 - +02.01.1836.
  • Jean Etienne Marie, °29.12.1836 - + 16.02.1837.
  • Marie Delphine, °24.02.1838

Puis il épouse en secondes noces le 17 septembre 1845 Sophie Louise GIRAL, (°15.06.1824).
De leur union :

  • Marie Sophie Camille, °06.01.1849 - + 25.12.1852
  • Jean Louis Lucien MICHEL, °07.08.1852, x 25.01.1875 à Nant avec Marie Appoline Camille CAUSSE
  • Joseph Hippolyte André, qui suit

Jean Etienne Auguste MICHEL décède le 0204.1875 et Sophie Louise GIRAL, décède à Nîmes le 08.02.1894.

II. MICHEL Joseph Hippolyte André,, né le 31.01.1863, propriétaire, épouse à Nant le 28 avril 1897 Marie Antoinette ROUVIER née le 19.05.1876 (Paris 19ème). [10]
D’où

  • Victor Etienne Joseph MICHEL , né le 19.02.1898, décédé le 02.02.1900.
  • Louise Aline Joséphine MICHEL, née le 29.11.1899.
  • Paule Aline MICHEL, née 19.04.1902 à Nant et décédée le 9.11.1961, à Nant
  • Emmanuel Emile Etienne MICHEL, né à Nant le 29.12.1904
  • Jean Sabas Elie qui suit

I. MICHEL Jean Sabas Elie (1908-1996)
Voir plus haut sa biographie.

Nos amis généalogistes désireux d’approfondir ces recherches peuvent consulter les bases du CERCLE GENEALOGIQUE DE L’AVEYRON

SB


[1Par Monique BONNEMAYRE, Monique BRUNEL et Suzanne BARTHE

[2(AD12 3E 9208, Me LAFON notaire de Peyreleau)

[3CM du 10.11.1696 - AD12 3E 9210, Me LAFON notaire de Peyreleau

[4(AD12 3E 9222 f° 13 Me Pierre LAFON, notaire de Peyreleau)

[5(AD12 3E 9223 f° 233 Me Pierre LAFON notaire de Peyreleau)

[6AD12 3E 9474 f° 139. Me Etienne COUSIN notaire de Peyrelade.

[7( AD12 3E 9223 f° 231 Me Pierre LAFON notaire de Peyreleau)

[8AD 12 3E 9210, Me LAFON notaire de Peyrelleau

[9Le métier de "bassier", c’est à dire fabricant de bas, était fort répandu dans le bassin de St Jean du Bruel et Nant

[10Contrat de mariage le 21.04.1897 chez Me Léon Bessoles notaire à Nant



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