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Cercle Genealogique de l’Aveyron
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(1851-1886) Léon BOYER , Polytechnicien et ingénieur des Ponts & Chaussées
Concepteur du Viaduc de Garabit - Directeur Général des Travaux du Canal de Panama
Article mis en ligne le 10 septembre 2026
dernière modification le 11 septembre 2026

par Suzanne BARTHE
Viaduc de GARABIT pilier sud
© Photographie Suzanne BARTHE - Mai 2023

Lorsque nous passons sous le viaduc de Garabit, commune de Val d’Arcomie, dans le Sud Cantal, une plaque peut nous interpeller ! Si tout un chacun attribue la construction de ce viaduc à Gustave EIFFEL, nous devons savoir que sa conception est due à un Lozérien aux ascendances aveyronnaises ! Nous voulons parler de Léon BOYER. Cet ingénieur de génie, trop tôt disparu, a vu le jour dans une riche famille lozérienne, mais ses ascendances plus anciennes étaient aveyronnaises !

Léon BOYER (1851-1886)

Hommage à Léon BOYER à Florac

Alors que Florac s’apprête à rende hommage à Léon BOYER les 16 et 17 octobre prochains (voir programme ci-dessous) nous rappelons quelques uns des éléments que nous avions présentés à l’occasion des JOURNEES EUROPENNES DU PATRIMOINE en 2024.

NAISSANCE de Léon BOYER

André Pierre Léon BOYER voit le jour le 22 février 1851 dans la maison familiale des BOYER à Florac (Lozère).

Son père, François Gaston BOYER est notaire à Florac, sa mère Henriette François Fanny JAFFARD, dite Fanny, est issue d’une famille d’industriels (filatures) d’Ispagnac (Lozère).

Maison BOYER à FLORAC (Lozère)
© Photographie Jean DELMAS

De leur union, célébrée à Ispagnac le 10 septembre 1839, vont naître à Florac, dans la maison familiale, quatre filles et quatre garçons, quatre membres de la fratrie décèderont en bas âge :

  • Pierre René BOYER (°06.09.1840 - décédé en bas âge ).
  • Pierre Auguste BOYER, né le 2.05.1842. Il sera magistrat, et décèdera à Nîmes le 18 mai 1904.
  • Julie Léonie Louise BOYER, née le 02.06.1844, décèdera, à l’âge de 7 ans, le 26.07.1851.
  • Julie Valentine Hortense BOYER (°17.10.1848-†30.10.1848)
  • Marie Aimée Madeleine BOYER (°17.10.1848-†28.10.1848)
  • André Pierre Léon BOYER (1851-1886), notre ingénieur qui suit
  • Paul Gaston BOYER, né le 24.03.1853, il sera « Magistrat  ». Célibataire et sans postérité, il décèdera à Caen le 02.10.1916. Chevalier de la Légion d’honneur. [1]
  • Marie Lucie BOYER. Née le 2 mai 1855. Elle épousera le 10 avril 1877, à Florac, François GERMER-DURAND (1843-1906), fils de Louis Eugène GERMER-DURAND (1812-1880) et de Cécile Catherine VIGNAUD (1818-1886) dont :
    • Louise GERMER-DURAND (1879-1954). Mariée le 24 septembre 1903, à Mende (Lozère), avec Etienne DELOCHE.
    • Marie GERMER-DURAND (1881-1963) Mariée le 14 avril 1909, à Nîmes (Gard) avec Paul DELMAS (1880-1961)
    • Gaston GERMER-DURAND (1883-1973) Marié le 13 juillet 1914, à Montpellier (Hérault ), avec Marie VALLOIS (1890-1985)

André Pierre Léon BOYER

Né le 22 février 1851 à Florac (Lozère)
Décédé le 1er mai 1886 à Panama, à l’âge de 35 ans
Il avait épousé le 16 octobre 1881 à Alès (Gard)
Esther Adrienne Marguerite MERLE.
Née le 4 janvier 1858 à Alès (Gard)
Fille de Henry MERLE (1825-1877), et de Marguerite Esther FAYE (1837-1906)
Esther Adrienne Marguerite MERLE, veuve de Léon BOYER, décèdera le 31 octobre 1903, 181 boulevard Saint Germain - Paris-VIIème, à l’âge de 45 ans.

De l’union de Léon BOYER et Marguerite MERLE étaient nés :

  • Henriette Françoise Marguerite BOYER, née à Marvejols (Lozère) le 27 février 1882. Marguerite épousera le 23 février 1906, à Paris (75007), Emile Marie Pierre de RETZ de SERVIÈS (1876-1962), dont :
    • Esther de RETZ, née le 14.02.1908 qui épousera Albert SANDOZ (1908-1959). Esther décèdera le 13 octobre 2003, à l’âge de 95 ans, et elle sera inhumée à Florac.
    • Gabriel de Retz (1909-1941)
  • Gaston BOYER (1886-1928).

Marguerite BOYER, veuve de RETZ s’était éteinte le 24 mars 1981 à Paris (75006), à l’âge de 99 ans.

NOTICE NECROLOGIQUE

« Une bien triste nouvelle a été connue à Paris dimanche dernier ; nous voulons parler de la mort de l’un de nos ingénieurs les plus distingués, de M. Léon Boyer, directeur général des travaux du Canal interocéanique, qu’une terrible et subite attaque de fièvre a enlevé dans sa résidence de Panama.

Léon Boyer n’avait que 35 ans ! Né à Florac, dans la Lozère, il fit ses études au Lycèe de Lyon, et fut reçu dans un des premiers rangs à l’école polytechnique dont il devint l’un des plus brillants élèves.

Sorti de l’école, dans les Ponts et Chaussées, il ne tarda pas à être nommé ingénieur à Marvejols dans son département de la Lozère.

Chargé de l’étude de la ligne du chemin de fer de Marvejols à Neussargues, il surmonta avec un rare talent les difficultés tout à fait exceptionnelles que présentait le tracé, et il exécuta un grand nombre de travaux d’art remarquables.

Construction du VIADUC de GARABIT

Le viaduc de Garabit, dont il est l’auteur, attira sur lui l’attention du monde industriel. Cette œuvre hors ligne, dont l’exécution a été confiée à M. Eiffel, constitue l’une des plus belles et les plus importantes constructions métalliques de l’Europe et de l’Amérique. [2]

Après l’achèvement du chemin de fer de Marvejols à Neussargues, Léon Boyer se fixa à Paris, et il fut bientôt attaché à la direction des Chemins de fer au ministère des Travaux Publics. C’est alors que la Compagnie du Canal de Panama lui proposa de remplacer M. Dingler comme directeur général des travaux.

Léon Boyer n’hésita pas à accepter : l’importance de l’œuvre de M. Ferdinand de Lesseps était faite pour séduire cet homme de hardiesse, de volonté et de persévérance, qui avait la louable ambition d’attacher son nom à de grandes entreprises. Dès son arrivée à Colon, il dirigea les travaux avec l’activité et l’ardeur qui l’animaient. Il étudiait des modifications et des améliorations importantes dans le tracé du canal, quand la mort vint le surprendre. L’ingénieur rendit le dernier soupir quelques jours après avoir appris par un télégramme, que sa jeune et courageuse femme restée à Paris, venait de lui donner un fils ! [...]. » [3]

S.B.