Dans mon article du 6 février dernier, j’avais narré l’histoire, peu ordinaire, de la dot d’Isabeau-Catherine de Galatrave qui comprenait, parmi de nombreuses seigneuries, celle de Vailhauzy héritage de Jacques de Solages.
Cette hérédité avait été contestée durant de longues années par la veuve de Jacques de Solages, Marguerite de Prévinquières, et ses ayants droits après sa mort.
Dans ledit article, les sources principales de cet évènement étaient Jean Vaissière, l’époux en secondes noces de Marguerite de Prévinquières, et Henri de Prévinquières le frère de ladite Marguerite.
Aujourd’hui, grâce à Brozer à Alain Albouy, Claudine Bru, Hélène Prat et Bernard Sauveplane avec leur numérisation des minutes notariales de Vabres l’Abbaye, j’ai pu avoir accès à la version de l’histoire par d’autres intervenants : François-Paul de Solages, l’époux d’Isabeau-Catherine de Galatrave, et Delphine de Penderia la nièce de Jacques de Solages légataire, avec son fils Barthélémy de Mazerand, dudit oncle.
Cette version est très intéressante, car elle révèle les intentions des sieurs Vaissière « sans foi, ni loi » et de Prévinquières.
Après que François-Paul de Solages ait pu définitivement clore le litige de l’hérédité de l’enfant de Marguerite de Prévinquières le 17 juin 1708 avec Henri de Prévinquières, comme je l’ai raconté précédemment :
Le 10 juin 1711 suivant, devant Barthélémy Cros, notaire royal de Vabres l’Abbaye, François-Paul de Solages a souhaité réclamer une participation financière, aux légataires Delphine de Penderia et son fils Barthélémy de Mazerand, pour son rachat de l’hérédité de Jacques de Solages dont ils avaient été également bénéficiaires.
Afin d’entamer une transaction, les trois protagonistes ont d’abord rappelé, dans son protocole, les événements vécus de leur côté :
- Le 16 novembre 1682, jour de la mort de son frère Jean seigneur de La Devèze, et trois jours avant sa propre mort, Jacques de Solages seigneur de Vailhauzy a fait rédiger son dernier testament devant Jean Cros, notaire de St Affrique.
Dans le document testamentaire, Il lègue 8.000 livres à sa nièce Delphine de Penderia, épouse de Pierre de Mazerand procureur de St Affrique ; et 2.000 livres au fils de Delphine : Barthélémy de Mazerand.
Il désigne comme héritier universel, des terres seigneurie et château de Vailhauzy, son autre nièce : Marthe de Goudon, veuve de François du Puy seigneur de Rebourguil : « à la charge de rendre à Pierre [Jean-Pierre] du Puy seigneur de Rebourguil » fils de ladite Marthe de Goudon.
Le même jour, il fait rédiger un codicille dans lequel il déclare :
- « qu’au cas on ferait paraître un enfant dont la dame de Prévinquières, son épouse s’était accouchée pendant leur mariage, et sans sa participation, et que cet enfant voudrait se faire reconnaître pour légitime, il veut que son héritier et ses légataires « défendent » à cette prétention, à proportion de ce qu’un chacun profitera de ses biens. Et, au cas ledit enfant se ferait adjuger part ou portion de ses biens, il veut que tant son héritier que légataires retranchent au prorata pour payer ladite part ou portion. »
Il est bon de noter que dans ledit codicille, Il n’est aucunement question que cet enfant puisse devenir : « Héritier Universel ; éventuellement légataire d’une « part ou portion ».
Ledit codicille explique que durant son mariage, Marguerite de Prévinquières a accouché d’un enfant que son mari, Jacques de Solages, ne reconnait pas comme le sien et, de plus : « qu’il ne l’a jamais rencontré »…
Dans mon précédent article je présumais que cet enfant, que l’on sait maintenant bâtard, serait probablement mort-né.
Apparemment dans ce codicille, Jacques de Solages met sa future veuve au défi de faire paraître ledit enfant. Et magnanime, il se propose de le faire participer à son hérédité : pour une part ou une portion.
Dès l’ouverture du testament, Marguerite de Prévinquières avait prétendu qu’elle ferait paraître cet enfant afin de faire valoir ses droits.
Mais cela n’avait ému personne parmi les légataires : Penderia, Mazerand ou l’héritière universelle Marthe de Goudon.
Ce n’est que quatre ans plus tard et son mariage (26 février 1686) d’avec Jean Vaissière, avocat de Millau, qu’elle reprendra ses demandes, tout en ne présentant pas ledit enfant.
Un an plus tard, Jean-Pierre du Puy, à l’occasion de son mariage du 11 février 1687, recevra de sa mère Marthe de Goudon l’hérédité de son oncle, Jacques de Solages en ses dernières volontés :
- La seigneurie de Vailhauzy, « avec les prétentions » de Marguerite de Prévinquières et son enfant inconnu.
Jean-Pierre du Puy, contrairement à ses ascendants et alliés, n’avait pas choisi d’épouser les métiers du droit.
Suivant les généalogistes locaux, comme Cabrol, Il était un « savant distingué » possédant une belle bibliothèque avec des livres très précieux, héritage en grande partie de son grand-père Pierre du Puy.
Pour cette affaire d’héritage, il n’est donc pas dans son « domaine » lorsque Marguerite de Prévinquières le menace de présenter un enfant héritier de Jacques de Solages, s’il ne lui accorde pas une compensation financière.
Afin de la faire taire, et éviter de longs et pénibles procès, Jean-Pierre du Puy lui fait don de 4.000 livres, du consentement des légataires (Penderia-Mazerand) qui lui promettent de l’indemniser de 400 livres, suivant acte sous signature privée du 23 novembre 1688.
Mais Marguerite de Prévinquières meurt, presque un mois plus tôt, le 29 octobre 1688.
Le 21 novembre 1688, par acte devant Jean Cros notaire de St Affrique, Jean-Pierre du Puy avait cédé aux Penderia-Mazerand nombres créances dues à Jacques de Solages en compensation de leurs droits légataires.
À partir de là et jusque 1701 et son mariage, le récit de François-Paul de Solages ne correspond pas à ce que nous savons des actes notariés existants entre les beaux-frères : Vaissière et de Prévinquières.
François-Paul de Solages implique seulement Henri de Prévinquières, en méconnaissant le rôle majeur et principal de Jean Vaissière. Celui qui a initié la presque totalité des actions contre les héritiers de Jacques de Solages.
Nous savons, par le précédent article, et la cession transaction du 1er mars 1699 devant Barascut notaire de St Rome, que Jean Vaissière a vendu, par l’intermédiaire de Jean-Pierre du Puy et Marthe de Goudon sa mère, l’hérédité de Jacques de Solages à Henri de Prévinquières, son beau-frère :
- Jean Vaissière, « fait cession, rémission et transport à Henri de Prévinquières d’une somme de 12.300 livres de laquelle, dame de Goudon [Marthe] lui demeure obligée par police du septième février de l’année dernière, réduite en acte public par contrat en original l’année courante par devant Me Estienne Lafleur notaire de Saint Affrique »
« La présente cession a fait et fait ledit Sieur de St Martin [Vaissière] audit seigneur de Montjaux [de Prévinquières] pour et moyennant pareille somme de douze mille trois cents livres que ledit seigneur de Montjaux a promis et promet de payer audit Sieur de Saint Martin le septième d’août prochain »
« ayant promis ledit Sieur de Saint-Martin [Vaissière] de délivrer audit Seigneur de Montjaux [de Prévinquières] des extraits en bonne et due forme et aux frais et dépens dudit Seigneur de Montjaux desdits polices et actes ainsi que du contrat de vente que ledit Sieur de St Martin avait fait à noble Jean-Pierre Dupuy seigneur de Rebourguil de l’hérédité de ladite dame de Prévinquières sa femme desquels actes ledit Seigneur de Montjaux a déclaré avoir fait la lecture »
Nous voyons, par ce contrat de cession, que Jean Vaissière cède la dette qu’il vient de concrétiser sur Marthe de Goudon, possible héritière de son fils Jean Pierre du Puy mort en 1696, par un engagement irrévocable de son beau-frère Henri de Prévinquières de lui payer une somme identique à la cession.
Lui promettant de lui fournir l’acte d’achat, par lui-même, de l’hérédité de Jacques de Solages, à Jean-Pierre du Puy, avec tous les documents concernant cette procédure, dont il a déjà pris connaissance par lecture.
Jean Vaissière, alors veuf en 1688, et malgré l’accord entre son épouse Marguerite de Prévinquières et Jean-Pierre du Puy, repris ses demandes auprès du seigneur de Rebourguil, comme je l’ai raconté dans l’article du 6 février dernier.
Mais le nouveau document du 17 juin 1711 raconte comment lui-même a présenté en 1692, un enfant né de sa veuve Marguerite de Prévinquières durant son mariage d’avec Jacques de Solages.
Ce que Marguerite de Prévinquières n’avait pas osé faire de son temps :
- « [Il] fit paraître un garçon qu’il soutint être celui dont ladite dame avait accouché et fit faire une procédure d’autorité du parlement pour prouver l’état légitime de ce garçon, sous le nom duquel, il demanda la maintenue en l’entière hérédité dudit feu seigneur de Vailhauzy [Jacques de Solages]. »
« Et néanmoins, il demanda de son chef qu’au cas ledit garçon fût déclaré supposé, l’entière hérédité dudit feu seigneur de Vailhauzy [Jacques de Solages], lui fût adjugée comme représentant le fils dont « sa femme » |sa sœur dans le document] avait accouché pendant son mariage et duquel il avait droit d’exercer les actions en jouissance des biens comme son plus proche successeur. »
François-Paul de Solages dit que Jean-Pierre du Puy, au cours de cette instance devant le parlement le 26 juin 1692, au lieu de contester les droits légaux dudit garçon, que sa mère n’avait jamais présenté près de six ans après la mort de Jacques de Solages :
- « n’avait demandé, par sa requête, que la cassation du testament et du codicille ».
« Puisque le codicille était confirmé par l’arrêt de même que la transaction passée entre ledit seigneur de Rebourguil [Jean-Pierre du Puy] et de St Martin, [Jean Vaissière], l’arrêt le condamna à payer à celui-ci ladite somme de onze mille neuf cents livres ».
(Dans le texte, François-Paul parle du seigneur de Montjaux, mais il se trompe, car celui-ci n’entrera dans l’affaire qu’à partir de 1699. Et en 1692, François-Paul n’est pas encore au faîte et ne maîtrise pas le sujet. Il y sera intéressé, plus tard, à partir de 1701)
S’en est suivi la transaction du 30 janvier 1693 entre Jean Vaissière et Jean-Pierre du Puy : vente de l’hérédité de Jacques de Solages :
- « Ce qui donna lieu à une transaction qui fût passé d’entre le seigneur de Rebourguil [Jean-Pierre du Puy] et ledit seigneur de Montjaux, par laquelle lesdites parties conviendrait que le garçon qui paraissait était supposé, et que le véritable était mort, et que ledit seigneur de Montjaux lui avait succédé, et par ce moyen, ledit seigneur de Montjaux vendit audit seigneur de Rebourguil tous les droits qui lui comptaient du chef du défunt son neveu sur ladite hérédité dudit feu seigneur de Vailhauzy, moyennant la somme de onze mille neuf cents livres. »
(Idem que ci-dessus, la version de François-Paul de Solages indique Montjaux pour St Martin : soit Prévinquières pour Vaissière, pour les raisons évoquées, issues de la cession du 1er mars 1699)
Jean-Pierre du Puy meurt en 1696. Dans son testament du 11 septembre 1690, Il désigne sa sœur Isabeau-Gabrielle épouse de Bernardin de Galatrave, comme héritière universelle, avec obligation de s’engager « à le rendre à l’aîné de ses enfants, au temps de son décès ».
Isabeau-Gabrielle du Puy, refuse l’hérédité, tout en l’acceptant en la restituant par acte à ses enfants de Galatrave « Pour celui à laquelle elle appartiendra ».
À partir de ce moment, on ne sait plus qui est, ou sera l’héritier.
Jean Vaissière, réclamera finalement son dû à Marthe de Goudon, la mère de Jean-Pierre du Puy, et grand-mère des enfants de Galatrave.
Par police du 7 février 1698, il obtient de Marthe de Goudon d’assumer l’accord de son défunt fils, Jean-Pierre du Puy du 30 janvier 1693, pour 12.300 livres.
L’année suivante, il transformera la police en acte public du 7 février 1699 devant Etienne Lafleur notaire de St Affrique ; avec un premier paiement au 7 août 1699.
Le 1er mars 1699, comme nous l’avons vu, Jean Vaissière vendra cette créance à son beau-frère Henri de Prévinquières pour la même somme, et lui fournira les documents de la transaction avec Jean-Pierre du Puy, et tous les documents utiles…
Le même jour devant le même notaire, Henri de Prévinquières contracte un pacte de mariage entre sa fille Jacquette et Guillaume-Gabriel de Galatrave, héritier putatif de Jean-Pierre du Puy.
Il promet de se dessaisir de sa créance de Vailhauzy au profit des futurs mariés.
Le 25 août 1701 par contrat devant Antoine Duranc notaire de Peyreleau, François-Paul de Solages promet mariage à Isabeau-Catherine de Galatrave désignée par sa mère, héritière universelle de son oncle Jean-Pierre du Puy. (François-Paul de Solages est le fils, d’un cousin germain de Jacques de Solages)
C’est alors que le garçon présenté précédemment par Jean Vaissière, comme héritier de Jacques de Solages, ayant maintenant l’âge d’ester en justice, reprit les poursuites contre dame de Galatrave (Isabeau-Catherine), la nouvelle héritière universelle de Jean-Pierre du Puy :
- « laquelle demanda sa garantie contre le seigneur de Montjaux (Henri de Prévinquières), au cas où ledit garçon fût déclaré légitime. »
Ledit Henri de Prévinquières étant depuis 1699, le seul propriétaire des créances de Marthe de Goudon et Jean-Pierre du Puy, sur l’hérédité de Jacques de Solages.
François-Paul de Solages, dorénavant maître des droits dotaux de sa femme Isabeau-Catherine de Galatrave, pris directement langue avec le garçon, et lui racheta son hérédité :
- « Et ledit garçon, ayant cédé ses droits audit seigneur de Solages qui contracta mariage avec ladite dame de Galatrave héritière dudit seigneur de Rebourguil.
Ledit seigneur de Solages demanda du chef dudit garçon la maintenue en ladite hérédité, et la cassation dudit testament et codicille, ce faisant que les légataires et tous autres détenteurs fussent condamnés à lui délaisser les effets de ladite hérédité avec restitution des frais ;
et subsidiairement et au cas ledit garçon fût déclaré imposteur, il demanda la même maintenue et l’adjudication des mêmes fins en qualité de mari et maître des biens dotaux de ladite dame de Galatrave, héritière dudit seigneur de Rebourguil acquéreur des droits dudit seigneur de Montjaux [Henri de Prévinquières]. »
Le 23 juin 1705, nous avons l’arrêt dudit Parlement :
- « Déclare ledit garçon supposé ; lui fait défense de prendre le nom de Solages ; maintient ledit seigneur de Solages en ladite qualité de maître des biens dotaux de ladite dame de Galatrave, son épouse ; confirme le testament et codicille dudit feu seigneur de Rebourguil [de Vailhauzy] qui fonctionnent à effet selon leur forme et teneur ;
Condamne tous les détenteurs des effets de l’hérédité d’en faire délaissement audit seigneur de Solages avec restitution des fruits depuis l’indue occupation ; et néanmoins ledit seigneur de Solages est condamné de payer audit seigneur de Montjaux [de Prévinquières] ladite somme de onze mille neuf cents livres. »
Les motivations de Jean Vaissière
Quand on rassemble les documents notariaux autour de cette affaire, on constate l’avidité de l’avocat Jean Vaissière qui n’hésitera pas, à la mort de sa femme Marguerite de Prévinquières deux ans après son mariage de :
– Présenter un « garçon » prétextant qu’il serait issu des premières noces de feue sa femme. :
– Demander une procédure d’autorité devant le parlement pour prouver l’état légitime de ce garçon, sous le nom duquel, il demandera la maintenue en l’entière hérédité dudit feu seigneur de Vailhauzy ;
– Demander de son chef, qu’au cas ledit garçon fût déclaré supposé, que l’entière hérédité dudit feu seigneur de Vailhauzy, lui fût adjugée comme son plus proche successeur.
Pour ensuite négocier avec Jean-Pierre du Puy une transaction en 1693 disant que :
– Les parties conviendraient que le garçon était supposé ;
– Le véritable était mort ;
– Vaissière lui succéderait ;
– du Puy lui rachèterait l’hérédité pour 12.300 livres.
Deux ans après la mort de du Puy en 1698, il :
– Passera une police avec Marthe de Goudon, mère dudit du Puy, pour 12.300 livres ;
– Transformera ladite police en acte public par contrat en 1699 ;
– Vendra ladite créance à son beau-frère de Prévinquières, que ce dernier mettra 21 ans à récupérer auprès de François-Paul de Solages ; et pour seulement 11.900 livres.
Jean Vaissière, encaissera sans sourciller les 12.300 livres de son beau-frère et ignorera le « garçon » qu’il a présenté au parlement, le passant en pertes et profits.
Comme je l’ai raconté dans mon précédent article ; le 10 février 1708 (Pierre Boutes, St Rome) Marthe de Goudon avait fait donation de quelques seigneuries à sa petite-fille Marie-Rose de Mas, à l’occasion de son mariage. En contrepartie, elle demandait que les donataires prennent en charge quelques dettes et engagements dont elle était débitrice.
Dans la liste figurait une dette de 23.800 livres dues à Jean Vaissière son bailleur.
La question est : Bailleur de quoi ? Pour un tel prix !
Sachant que Marthe de Goudon avait un nombre conséquent de seigneuries, métairies, près et maisons ;
Et que Jean-Pierre du Puy, son fils, avait baillé la seigneurie de Serregrand le 29 juin 1683 aux époux de Martrin pour la somme de 1.391 livres. (Me Barthélémy Cros notaire de Vabres 4 juin 1707)
Vu les antécédents du personnage Vaissière, on peut raisonnablement se poser la question sur cette énorme dette.
En 1706, Guillaume-Gabriel de Galatrave frère d’Isabeau-Catherine, en épousant Hélène d’Albignac, deviendra le beau-frère de Jean Vaissière qui avait épousé Catherine d’Albignac, la sœur d’Hélène.
Aucun des neuf enfants des époux Vaissière ne sera filleul d’un des époux de Galatrave.
Dès 1720, Jean Vaissière, avocat de Millau, deviendra Conseiller du Roi et Juge royal de la vicomté de Creissels.
Les motivations d’Henri de Prévinquières
Comme nous avons pu le constater avec le présent récit : Henri de Prévinquières a été le « dindon de la farce » :
– En 1699, il contracte un pacte de mariage pour sa fille Jacquette avec Guillaume-Gabriel de Galatrave 21 ans, seigneur de Vendeloves, futur seigneur d’Arviala (moins d’un an plus tard), héritier « désigné » par son oncle Jean-Pierre du Puy, des seigneuries de Rebourguil, Vailhauzy, Pradeilhes, Salmanac, Serregrand ; bachelier, futur conseiller lieutenant de la judicature de Saint-Affrique ;
– Il sait que l’hérédité de Vailhauzy a été contestée par sa sœur Marguerite, puis reprise par son veuf mari Jean Vaissière. Il décidera donc de la lui racheter ;
– À l’occasion dudit contrat de mariage, il souhaitera faire un cadeau supplémentaire aux futurs époux. Il promet de leur offrir l’hérédité de Vailhauzy au moment de leur mariage.
Rien ne se passera comme prévu : pas de mariage, etc., etc.
Serge d’Isernia 8 mai 2025