Après avoir étudié l’acte de fiançailles de Falcon de Glavenas et Antoinette de La Tour Saint Vidal dans notre épisode 4, nous vous proposons "les immédiates descendance et ascendance" de Falcon de Glavenas. Dans notre épisode N°6 nous vous proposerons une tentative de généalogie globale de la famille de Glavenas du Velay.
C’est un château du XIe siècle situé à Saint-Pierre-Eynac dans le département de Haute-Loire [1] sur la route du Puy, [2] sa position permettait naguère de contrôler les péages de Montferrat et de Glavenas.
Le château de Lardeyrol fut construit vers 1021 / 1028, et durant deux siècles nous n’avons pas trouvé d’actes le concernant. Nous avons néanmoins quelques traces de la présence, dès cette époque, d’un seigneur de Lardeyrol nommé Guido, qui avec son épouse Barnelde fit "le don d’une mense au couvent de Chamalières". [3]
En 1213, Pons de Chapteuil, rend hommage à l’évêque du Puy, comte de Velay, pour le château de Lardeyrol.
La date précise de destruction du château n’est pas connue, cependant un acte de vente datant de la Révolution indique que le château a déjà été démoli. [4]
Ainsi que nous l’avons vu dans notre article Fiançailles et Constitution de dot en 1453 dans le Velay - Familles de Glavenas x de la Tour de Saint-Vidal - Episode 4 Falcon avait pour père Jean de Glavenas, comme mentionné dans l’acte de 1453
Père de Falcon qui suit,
Cf. notre article Fiançailles et Constitution de dot en 1453 dans le Velay
Familles de Glavenas x de la Tour de Saint-Vidal - Episode 4
Falcon de Glavenas épouse en 1454, Antoietter de la Tour-Saint-Vidal, fille de Dragonnet, baron de Saint-Vidal, et de Dauphine d’Urgel de Saint-Priest, dont :
– 1° Tanneguy ou Tannequin qui suit
– 2° Amblard, qui suivra
Des lettres du roi Louis XI, délivrées à Montargis, le 26 août 1466, enjoignent au sénéchal de Beaucaire,
de prêter main forte à Falcon, seigneur de Lardeyrol et de Glavenas (en partie), qui voulait saisir, faute d’hommages, certaines terres à lui délaissées, par feu Pons, son oncle, seigneur de Lardeyrol et de Glavenas.
Tanneguy de Glavenas épouse Guiotte de Panat qui, devenue veuve, testa le 25 août 1504, en faveur d’Amblard de Glavenas, sgr de Lardeyrol.
sgr de Lardeyrol et en partie de Pompignac, en Haute-Auvergne,
Sire de La Borias (Domaine acquit le 7 février 1524, à pacte de réméré de noble Claude, seigneur de Veyrines), Baron de Lardeyrol, possesseur d’une partie de Pompignac en 1520.
– Amblard de Glavenas, baron de Lardeyrol, eut un rôle politique important en Velay, en contestant aux vicomtes de Polignac leur seule présence aux grandes assemblées de la province de Languedoc.
C’est l’honneur d’Amblard de Glavenas d’avoir, le dernier, aux Etats ouverts dans la ville du Pont-Saint-Esprit, le 12 novembre 1520, fait reconaître ce droit aux barons du Velay, et d’y avoir siégé au même titre, pour sa baronnie de Lardeyrol, que François- Armand, pour sa vicomté de Polignac. (Truchard du Molin -La Baronnie de Lardeyrol, page 173-174).
– Les déplacements aux Etats-Généraux de la province étaient onéreux pour les barons du Velay. En 1512 il y eut trois sessions : Le Puy, Montpellier et Narbonne, et ils déléguèrent leurs pouvoirs aux vicomtes de Polignac pour défendre leurs droits. Au cours des années suivantes, ces derniers se passèrent des procurations des barons pour rester seuls à représenter les dix-huit baronnies du Velay, et ce, depuis les premières années du XVIe siècle.
– Le 12 novembre 1520, Amblard de Glavenas fit reconnaître aux barons, lors de l’ouverture des Etats-Généraux à Pont-Saint-Esprit, le droit d’être représentés et d’y avoir siège. De ce fait, Amblard de Glavenas siégea aux Etats comme baron de Lardeyrol, au même titre qu’Armand de Polignac pour sa vicomté, et comme représentant légal des barons du Velay, et ce jusqu’à la Révolution.
Par cet acte, la noblesse du Velay faisait opposition aux prérogatives de la maison de Polignac, et reprenait ainsi son droit politique d’être représentée légalement aux assemblés régionales.
[5]
– Amblard de Glavenas transigea en 1535 avec noble Samat, sgr de Vertamise, au sujet de la justice de Verzilhac.
– Amblard de Glavenas avait épousé en premières noces Antoinette DE CHASLUS, Dame en partie des terres de l’ancienne maison de Pompignac, fille de Jacques DE CHASLUS (ca 1443-1494) et de Anne DE SAINT AIGNAN.
“Amblard de Glavenas avait épousé Antoinette de Chaslus, possessionnée, on ne sait à quel titre, de domaines assez voisins du château de Chaliers”
“A la mort du dernier héritier mâle de l’ancienne maison de Pompignac, la terre de ce nom, en Haute-Auvergne, avait été divisée” [6]
Le château de Pompignac est un château situé dans l’ancienne commune de Loubaresse, au sein de la Margeride, sur l’actuelle commune de Val d’Arcomie, dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le château de Pompignac, érigé en 1342 par le comte d’Armagnac, fut cédé en 1380 par les d’Armagnac à la famille de Pompignac, dont il prit alors le nom. En 1790, il subit d’importantes modifications, notamment la démolition de deux tourelles situées au niveau du corps de logis et la suppression du chemin de ronde. Le château de Pompignac est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 1er octobre 1941. [7]
Amblard épouse en secondes noces Dauphine de Saint Haon :
A un âge avancé, il contracta un second mariage avec Dauphine de SAINT-HAON, très jeune personne, puisqu’elle n’avait pas encore vingt ans en 1532.
Du 1er lit naquirent :
– 1° Claire de Glavenas , dame de Lardeyrol et en partie de Glavenas, le Cros, Les Aurelles, Espinasse, Les Tartières, qui testa le 15 mars 1573, veuve de Jean de Mercenat, qu’elle avait épousé le 17 févr. 1522, fils de Guy et de Catherine de Chaslard ; Claire apporte la sgrie de Pompignac à la famille de Marcenat
17 février 1522 : Contrat de mariage (avec Jean de MARCENAT)
Jean de Marcenat," fils de Gui, alors décédé, et de vivante Catherine de CHASLARD" vint épouser en Velay, le 17 février 1522, Claire de Glavenas "qui se maria avec l’assistance de son père".
Nous l’avons dit, un fils vivait au château de Lardeyrol, et moyennant une légitime de 3500 livres qui lui fut constituée par Amblard, plus un trousseau de 400 livres tournois, Claire cède tous ses droits à Jacques de GLAVENAS,son frère. Il entrait si peu dans les prévisions des deux familles que ce gentilhomme d’Auvergne put faire souche en pays de Velay que Jean de MARCENAT assigne en douaire à sa future épouse, qu’il y ait enfants ou non du mariage, la jouissance de la maison meublée et ustensilée qu’il possède au lieu de Saurier, et un usufruit de 90 livres tournois de rente.
Mais Amblard et Jacques, son unique fils, moururent, de sorte que tous les biens, à la vérité grevés de charges et de dettes, tombèrent en partage entre les quatre sœurs. [8]
Partage fait à Issoire, Puy-de-Dôme en 1532
Une transaction passée dans la ville d’Issoire, le 17 février 1532, règle la situation. Il constate d’abord que par un acte antérieur
"on a expédié la métairie de Monferrat à Anne de Glavenas, une des sœurs, à laquelle on doit, en outre, une somme de 3000 livres et une garantie de 1200 livres en cas d’éviction",
un procès existait à cet égard.
On expose ensuite qu’indépendamment d’autres dettes pouvant s’élever à 1,000 livres tournois, Amblard a laissé une jeune veuve, Dauphine de Saint-Haon, à qui il faudra restituer 800 livres de dot et servir un douaire affecté sur Lardeyrol de 100 livres tournois annuellement ; que, d’un autre côté, messire Gilbert de CHALUS, seigneur de Marcenat, a pareillement laissé une jeune veuve, Françoise de MUROL, à laquelle il a assigné un douaire de 320 livres tournois sur la seigneurie de la Tartières.
Et ceci considéré, on ne fait que deux masses des biens :
– l’une, composée des terres de Lardeyrol, de la Tartières, Cros, les Auzelles et Espinasse, appartiendra à Claire de Glavenas, à la charge de payer 4,000 livres à sa sœur Charlotte et de supporter, à elle seule, les douaires et les dettes dont les deux successions sont grevées ;
– l’autre, composée des seigneuries de Pompignac, de Maisons, de la Motte, restera à Françoise, à la charge de payer à Charlotte 3000 livres tournois, laquelle aura, en outre, pour sa part, une somme de 900 livres, qui reste due sur la dot maternelle. [9]
Sont témoins ou mentionés à cette transaction :
– Anne de GLAVENAS, héritière
– Charlotte de GLAVENAS, héritière
– Françoise de GLAVENAS, héritière
– Jean de MARCENAT, Epoux de Claire de Glavenas
– Delphine de SAINT HAON, épouse en secondes noces d’Amblard de Glavenas
[10]
Claire de Glavenas décèdera après le 15 mars 1573, date de rédaction de son testament “en maladie”
2° Anne de Glavenas citée au partage de 1532. Mariée avec Jehan II de SAILHANS (†1565) dont :
-
- Gabrielle de SAILHANS. Mariée le 26 janvier 1563 avec Guillaume DE SAINT PARDON (†1590)
- Peyronnelle de SAILHANS. Mariée le 19 février 1564 avec Antoine Paul DU PRAT (†ca 1564)
- Jean III DE SAILLANS, Ecuyer, seigneur de St Julien, du Cendre et de Cournon
- Jeanne DE SAILLANS, mariée avec Gabriel DE SERRE
3° Charlotte de Glavenas ; citée au partage de 1532. Charlotte épouse vers 1533 Charles DE MONCEAUX.
– 4° Françoise de Glavenas dame de Pompignac, La Motte et Maisons ; citée au partage de 1532.
– 5° Jacques, qui figure au contrat de mariage de sa sœur Claire en 1522.
A bientôt pour la suite de la saga !
SB