Les MARTINAIRES de NANT - 3ème épisode

Métiers de nos ancêtres au XVIIIe et XIXe s.
dimanche 20 juin 2021
par  Suzanne BARTHE

Comme Monique et Alain BONNEMAYRE l’ont exposé dans l’épisode N°1, la force motrice fournie par le DURZON et la DOURBIE a facilité l’installation de nombreux moulins dans la région de NANT. Nous rappelons que M. Jean DELMAS développera également ce sujet dans notre livre de l’année ainsi qu’au cours d’une communication lors de nos JOURNEES GENEALOGIQUES le 12 septembre 2021 à la salle des fêtes de NANT.
http://www.genealogie-aveyron.fr/spip.php?article1110

Voir épisode N° 1 http://www.genealogie-aveyron.fr/spip.php?article1479
ainsi que N°2 http://www.genealogie-aveyron.fr/spip.php?article1482

On trouve ensuite trois familles Besson, probablement trois frères, martinaires, tous nés à Durfort [1].et décédés à Nant, Antoine, Pierre et Pierre Jean, fils d’Antoine Besson, né vers 1725 à Durfort, d’abord sergent des grenadiers de Bretagne, puis martineur (terme employé dans les registres de Durfort) et Catherine Helem. Il avait deux frères, André et Pierre, également martineurs. Il est décédé à Durfort en 1779.

  • Antoine, était martineur à Caudebronde dans l’Aude, en 1777 lorsqu’il s’est marié à Marie Louise Montagné, encore en 1782 où est né un fils, Jean Antoine, puis à Durfort où est né Jean David en 1791. Il est décédé à Nant en 1829, martinaire de profession.
  • Pierre, marié à Catherine Beau, la sœur de Jean Baptiste, était fondeur de cuivre à la Valadière à Juvignac, il est arrivé à Nant à la Mouline avant 1811, année où est né son fils, François Pierre. Il y est décédé, martinaire en 1827.
  • Pierre Jean, marié à Marie Roucotte était à Saint-Paul la Coste près d’Alès en 1799, son fils, Julien y est né, puis à la Valadière, où il était fondeur de cuivre, son fils, Auguste, y est né en 1817. Au mariage d’Auguste en 1847, il était toujours fondeur en cuivre, habitait à Nant, mais depuis quand ? Il est décédé, martinaire, à la Mouline en 1851.
  • A la génération suivante, Jean Antoine, remarié, martinaire à Nant en 1848, a peut-être terminé sa vie martinaire. Julien, martinaire à Saint-Martin en 1830, à la Mouline en 1832, est fondeur de cuivre à Saint-Martin à son décès en 1876.

Aucun des autres n’a terminé sa vie martinaire. Jean David, fils d’Antoine, martinaire à Nant depuis son mariage en 1816 avec Marie Madeleine André, fille du meunier de Vèbres, était huissier des contributions en 1858.

François Pierre, martinaire à la Mouline, fils de Pierre, est décédé sans profession en 1850,

Auguste, fondeur en cuivre à Nant à son mariage en 1847, était martinaire en 1860 et 1870, puis cultivateur en 1882.

Parmi les fils de ces derniers, seul Achille, fils de Julien, a été martinaire à Nant, à Saint-Martin en 1855 à la naissance d’un premier enfant. Il est parti un temps comme ajusteur au chemin de fer à Arles, un fils y est né en 1863, puis il est revenu comme martinaire à Saint-Martin, il y était en 1866 et 1874. Fut-il le dernier martinaire de Nant ? En 1897, il était serrurier.

Auguste Besson était le grand-père de Marceau, menuisier à l’entrée de la rue droite et l’arrière-grand-père de Marcelle et Suzon, décédées toutes deux célibataires.

Monique et Alain BONNEMAYRE


[1Durfort dans le Tarn était réputé pour son industrie du cuivre



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