Famille de Sambucy de Luzençon

mercredi 19 mars 2014
par  Suzanne BARTHE

« L’histoire généalogique de la maison de SAMBUCY, qui occupait un rang particulièrement distingué dans la noblesse du Rouergue à la veille de la Révolution de 1789, fournit un exemple caractéristique de l’ascension sociale d’une famille qui, partie d’origines très modestes, a travaillé pendant plusieurs siècles à accroître sa fortune par des voies légitimes, et, parvenue enfin à la richesse, grâce à des prodiges de labeur et de ténacité, est enfin sortie de la condition purement domestique pour se consacrer au service de l’Etat dans l’exercice des fonctions publiques de juger et de combattre ; c’est ce qu’on appelait jadis en France l’anoblissement ». (B de Gaujelac)

Cet article est un extrait de l’étude proposée dans notre publication Saint-Georges de Luzençon, des femmes, des hommes et leurs racines, (disponible au CGA voir modalités au bas de l’article)

Les documents d’archives font connaître l’existence au début du XVIème siècle à « Saint-GEORGE-de-Valserène », ou dans les environs de cette localité, à Peyre et à Luzençon, d’une famille d’artisans aisés, les SAHUC, dont les diverses branches, qui se distinguaient par le prénom du fils aîné, presque invariable pendant des générations, se partageaient à peu près tous les métiers exercés à la campagne à cette époque : les Pierre travaillaient le fer ils étaient forgerons et maréchaux (fabres), les Jean étaient tailleurs de pierre (peyriès) les André tailleurs d’habits (sartres). On rencontrait également parmi eux quelques tisserands (tesseyres) et les professions libérales étaient représentées par un docteur en médecine et un notaire.

Certains textes laissent supposer que tous ces personnages distincts descendaient d’une même souche, mais l’absence de documents précis ne permet pas de remonter à l’auteur commun qui vivait, semble-t-il, dans la seconde moitié du XVème siècle.

SAHUC dans le langage local, et SAMBUCUS, en latin, désigne le sureau, cet arbre si odorant aux fleurs blanches et aux fruits rouges… que les SAMBUCY portent du reste dans leurs armes.
Ainsi qu’il est normal en Rouergue, c’est un notaire de la famille qui, un des premiers, eut l’idée de traduire son nom en latin à l’exemple de ses confrères, tels les Comte, Bancal, Fauvet, Montet, qui signent leurs actes : COMITIS, BANCALIS, FALVELLY, MONTETY, noms qui sont encore portés par leurs descendants.
La présente étude généalogieque, qui porte principalement sur les XVe XVIe et XVIIIe siècles, a été dressée avec le maximum de rigueur possible au vu de documents authentiques, conservés dans les dépôts d’archives publiques ; elle est également basée sur quelques archives privées (principalement archives du Bourg).

Il convient enfin d’ajouter que le nom de SAHUC, a été porté au moyen âge, par plusieurs familles du Rouergue qui n’avaient entre elles aucun lien visible de parenté ; certaines ont pu latiniser leur nom en « SAMBUCY », ce qui prête à confusion ; c’est ainsi que le vicomte de BONALD cite un Jean de SAMBUCY, notaire, acquéreur en 1351 du greffe de la cour du sénéchal de Rouergue et, en 1375, propriétaire d’une vigne à Lassouts ; il n’est pas possible d’établir une relation entre ce personnage et les SAHUC vivant à Saint-Georges au XVème siècle. Il est plus vraisemblable de supposer que les SAHUC qui habitaient Saint-Affrique au XVIème siècle et portèrent au XVIIIème siècle le nom de SAMBUCY, sans particule, étaient apparentés à la famille de SAMBUCY, mais aucun document n’est encore venu confirmer cette hypothèse.

Nombreux au XXe siècle, les SAMBUCY l’étaient déjà à l’origine de leur histoire. Ils s’établissent à Saint-Georges vers la fin du XVe siècle et vont former quatre branches principales, dont certaines ont accédé à la noblesse

La famille de SAMBUCY, s’est divisée en un certain nombre de branches, dont une seule est encore représentée.

La branche de Luzençon, qui n’a jamais cessé depuis le XVème siècle d’habiter Saint-Georges, s’est éteinte en 1895 dans Félix de SAMBUCY de Luzençon, comte palatin, mainteneur des jeux floraux, dont la fille unique Aurélie épousa Antoine du BOURG..

La branche de Sorgue tire son nom de la baronnie de Sorgues, achetée en 1774 par Auguste, Jean –Baptiste de SAMBUCY ; elle est représentée par plusieurs rameaux et ne paraît pas près de s’éteindre.

La branche de Vendeloves, du nom de cette seigneurie acquise en 1743, s’est éteinte dans Jean-François de SAMBUCY, seigneur de Vendeloves et coseigneur de Luzençon, dont la fille aînée, seule survivante de sept enfants, épousa en 1772 messire Claude, François d’ALBIGNAC, chevalier, vicomte de Castelnau, capitaine au régiment Royal Cavalerie, pensionné du Roi.

La branche de Miers héritière de l’avocat général en la cour des aides et finances de Montauban, s’est éteinte elle aussi dans la seconde moitié du XIXème siècle dans deux fils, Auguste-Jean-François et Antoine-Henri- Marie-Victor, qui n’eurent pas d’héritier mâle.

Les principales alliances de la famille de Sambucy sont : 1682 Vacquier La Baume, de Bourzès, 1720 de Laverne, 1754 d’Izarn, 1767 de Neyrac, de Fajole, 1775 Delauro, 1786 de Barbeyrac-Saint-Maurice, de Castanéo, de Pomayrols, d’Alingrin de Falgous, 1807 de Maguelonne-Saint-Benoît, d’Albignac, 1826 Saint-Sauveur-Rouziers, 1830 de Narbonne-Lara, 1859 de Boyer de Montaigut, 1972 d’Orléans, etc.

Les armes de la famille SAMBUCY :

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Les armes de la famille SAMBUCY
D’or, au sureau de sinople fleuri d’argent,
mouvant d’un croissant de sable,
au chef d’azur, chargé d’un soleil d’or

La branche objet de la présente étude, c’est-à-dire celle des « André », s’adonnait au métier de tailleur d’habits ; elle habitait Saint-Georges. Afin probablement de se distinguer des autres SAHUC, qui vont se multiplier dans toute la région millavoise, elle latinisera son nom en SAMBUCY ; pendant quelques années les deux noms vont coexister accolés, on écrira « SAHUC-SAMBUCY », puis ce dernier nom subsistera seul et ne tardera guère à être précédé d’une particule, du moins pour certains rameaux.

Pendant les quatre premières générations, «  jamais l’aiguille du maître tailleur d’habits ne tombe de la main raidie du père sans être aussitôt recueillie par celle du fils aîné  » ; à André SAHUC, vivant dans les dernières années du XVème siècle, succède André, puis Antoine, enfin André, décédé entre 1621 et 1628.

A ce moment les trois enfants mâles de ce modeste artisan, Pierre, Antoine et André, avancent dans la vie sociale, s’élevant de la condition artisanale à la bourgeoisie par le négoce. Pierre, simple cardeur de laines en 1610 est marchand drapier dix ans plus tard, puis bourgeois de Saint-George ; Antoine, après avoir fait son apprentissage de marchand auprès de Jacob GAUJAL de Millau, va faire du commerce à Toulouse, plus tard il est qualifié marchand bourgeois de Millau et il sera par deux fois consul de cette ville, en 1647 et 1664 ; André enfin, chaudronnier au début de sa vie (1632-1646), est ensuite marchand et bourgeois de Saint-Georges.

Cette condition de marchand et de bourgeois ne représente qu’une courte étape au cours de l’ascension de la famille ; celle-ci grâce au négoce, parvient rapidement à la fortune et fait l’acquisition de biens nobles. Dès 1636, Pierre SAHUC-SAMBUCY achète à noble Pierre de Mazeran, sieur de Taurin et coseigneur d’Auriac, une part de la coseigneurie de Luzençon, avec justice haute, moyenne et basse, droits, cens, etc … « comme aussi le chasteau ruyné et réduit en masures » avec la basse cour … », pour le prix de 2.552 livres, 2 sous, 6 deniers ; en 1650 son fils André devient propriétaire, moyennant 6.000 livres, d’un tiers de la même seigneurie.

Après avoir été les vassaux des seigneurs de Luzençon pendant plusieurs générations, voici que les SAHUC, tout en demeurant roturiers, sont devenus les suzerains de ce fief noble. C’est à ce moment qu’ils s’allient à la meilleure bourgeoisie du pays : les MONTETY, VACQUIER de la Baume, ou la petite noblesse de fraîche date, les BOURZES, GUERIN des Arènes, etc

Le moment est venu pour les arrière petits fils du «  maistre cousturier » de Saint-George de passer, suivant l’expression de BONALD, de « l’état privé à l’état public » ; ils le feront très normalement soit en servant dans l’armée et dans la marine, soit en achetant des charges anoblissantes.

Antoine de SAMBUCY, sieur du Rocan, qui appartient à la branche de Luzençon, entré dans les cadets gentilshommes en 1690, lieutenant dans le régiment de la Vallière Cavalerie, capitaine dans le même corps, puis dans le régiment de Royal Piémont, chevalier de Saint-Louis, ne put transmettre la noblesse qu’il avait acquise par ses services militaires car il ne contracta pas d’alliance.

Autre Antoine de SAMBUCY, de la branche de Sorgue, né en 1687, n’eut pas d’enfants non plus, quoique marié, il fut homme de robe ; après avoir obtenu sa Licence es droits civil et canon, il fut reçu avocat au parlement de Paris, en 1708, et deux ans plus tard, fit l’acquisition de la charge d’avocat général en la cours des aides et finances de Montauban ; charge qu’il conserva exactement pendant les vingt années requises pour l’anoblissement définitif du titulaire ; en 1733 des lettres patentes lui accordait le titre d’avocat général honoraire. La fortune d’Antoine de SAMBUCY était assez considérable pour lui permettre de remplir efficacement les devoirs de son rang : en 1728 il achetait pour 50.000 livres la baronnie de Broquiès, en 1739 les seigneuries et terres de Montclar et Salélles ; il était en outre châtelain de Compeyre, comme engagiste du Roi, et baron de Miers. L’inventaire après décès du mobilier de son bel hôtel de Millau, sis rue Saint-Antoine, contient l’énumération d’une somptueuse argenterie, gravée à ses armes, pesant plus de 117 marcs, soit près de 29 klgs et estimée 5.650 livres, des bijoux valant plus de 700 livres et la somme de 64.000 livres en pièces d’or.

Marc-Antoine de SAMBUCY, frère du précédent, et comme lui avocat au parlement de Paris, s’éleva à la noblesse, «  noblesse dite de cloche  » par l’exercice de la charge de capitoul de la ville de Toulouse, en 1745 ; il fut ensuite conseiller du Roi et son receveur des tailles en l’Election de Millau. Il avait épousé en 1720 Marie Antoinette de la VERNE, fille d’Edme Hubert, comte de Gamache et arrière petite fille de messire Jacques DUCHESNE, ce maître des eaux et forêts en Rouergue et Quercy qui fit bâtir, entre 1670 et 1674, le très beau pavillon connu sous le nom de « château de Millau » qui appartient aujourd’hui au de SAMBUCY de Sorgue et a été classé parmi les Monuments Historiques.

François de SAMBUCY-COURTINES, acheta la charge de conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France en la chancellerie de Languedoc près le parlement de Toulouse ; il fit l’acquisition en 1743, de la terre et seigneurie de Vendeloves et fut pourvu par le Roi, en 1744, de l’office de maire de Millau. Quelques années avant sa mort, survenue en 1766, il fit un don généreux à l’hôpital général de St-Affrique.

Pierre, Louis « dit le chevalier de SAMBUCY  » de la branche de Luzençon, servit dans la marine ; successivement Garde du pavillon amiral (1757), Enseigne (1765), Lieutenant de vaisseaux (1777), Capitaine de vaisseaux (1782), Chef d’escadre (1787), enfin Contre amiral honoraire (1816), il était chevalier de Saint-Louis et membre de l’association américaine de Cincinatus ; il est mort en 1821 sans laisser de postérité.

Jean-Baptiste de SAMBUCY-Luzençon, frère du précédent, bachelier en droits en 1757, acheta la charge de conseiller en la souveraine cour des comptes, Aides et finances du Languedoc, en 1778, quelques années à peine avant la chute de la royauté. Pour mémoire Le 27-11-1793 arrestation du citoyen Sambucy et de sa famille.Le 18 frimaire remise des titres féodaux.Ils furent arrêtés et emprisonnés au Couvent de l’Arpajonnie de Millau

En cette seconde moitié du XVIIIème siècle, un seul membre de la famille de SAMBUCY, Joachim « sieur d’Hébrias », s’attardait dans la bourgeoisie avec la simple charge de conseiller en l’élection de Millau, il n’eut pas d’enfants.

Ainsi, en moins d’un siècle, six membres de cette famille se sont élevés d’une condition privée aux emplois publics, obtenant le droit de siéger dans les rangs de la noblesse, lors des élections de députés aux Etats Généraux de 1789, à côté des représentants de la plus ancienne et authentique noblesse d’épée du Rouergue : les VALADY, ADHEMAR de Panat, VEZINS, MOSTUEJOULS, CASSAGNES-MIRAMONT, ROQUEFEUIL, SAUNHAC.

Nous précisons à nouveau que notre présent propos n’est pas d’établir la généalogie complète de la Maison de Sambucy, mais d’évoquer la souche St-Georgienne de cette famille.

Génération I – (ca 1470)

André SAHUC-SAMBUCY (° ca 1470 + < aout 1532) & Antoinette RAYNAL

I. André SAHUC est le premier auteur certain (attesté en 1494 et 1502). Il exerçait la profession de « talheur d’habits » de « sastre » ou « Me cousturier ». Décédé vers 1531.

Son épouse, Antoinette RAYNAL, fit son testament, étant veuve, le 2 aout 1532. Elle demande à être enterrée dans le cimetière de Saint-Georges, au tombeau de son mari, et que quinze prêtres soient appelés à sa sépulture… Elle fait un certain nombre de legs pieux : au bassin du purgatoire 1 semal de vin pur, une robe de drap bure et une chemise, à l’oeuvre de l’église paroissiale, 5 sols tournois, à la très sainte croix 12 deniers, aux différentes lampes de l’église 1/2 quarton d’huile de noix ; elle lègue une aumone de 12 setiers d’avoine à distribuer aux paroissiens de Saint-Georges et laisse 1 émine d’avoine aux charités de Saint-Georges et de Luzençon ; enfin elle demande à son fils Antoine, prêtre, de célébrer deux trentenaires de messes pour le repos de son âme et le repos de celle de son mari.

De cette union sont nés six enfants :

1. André, qui suit

2. Antoine, prêtre (cappella) de Saint-Georges. Il hérita de sa mère, et laissa lui-même sa fortune à son neveu Antoine, sartre ; son testament du 11 avril 1558, comporte un certain nombre de legs pieux : à l’œuvre de l’église de Saint-Georges 2 sous 6 deniers, au luminaire un quarton d’huile de noix, pour les cierbes de l’aute l6 deniers, aux charités de Saint-Georges et de Luzençon 1 quarte de mixture, au bassin des âmes du purgatoire sa robe neuve, dont le prix sera employé à faire dire des messes ; il fondait enfin un obit perpétuel consistant en une messe chantée de Requiem, avec diacre et sous-diacre, doté d’un capital de 10 livres tournois, qui serviraient à acheter une rente de 1 setier de froment. Il signait Sambucy. (voir ci-dessous extrait du registre de reconnaissances de 1540, transcrit par Jean Delmas)

3. Guillaume, mentionné au testament de son frère Antoine, en 1558, avait émigré en Provence, où il était établi comme « bastier » à Joucas (aujourd’hui Vaucluse)

4. Jeanne, épouse, avant 1532, Guillaume VIRAZELS, du mas de Lavencas. Ele vivait encore en 1554.

5. Souveraine, épouse avant 1532, Jean RAYNAL, dit Patau, de Saint-Georges. Elle vivait en 1554.

6. Nadal, époux de Fine (N ?) ; celle-ci, devenue veuve, se remaria avec Aymeric Randouin, notaire de Carcasonne ; de son premier mariage elle avait eu un fils :

Raymond, clerc, né à Carcasonne, et mentionné au testament de sa grand-mère Antoinette Rayn al en (1532.

Il testa lui-même le 17 juillet1546, laissant toute sa fortune à son cousin germain Antoine, le sartre ; en 1554, son oncle Antoiine, le Capela, lui léguait 10 livres tournois, payables quand « comprara l’offici de notaria » ou bien « quant el se maridara »… Ayant effectivement acquis un office de notaire à Millau, il se fit appeler « Maistre Ramond Sambucy » (1567-1586), pour obéir à la coutumpe, précédemment évoquée, qui voulait que les notaires latinisent leur nom. Son exemple n’allait pas tarder à être imité par ses cousins.

Génération II – (ca 1500)

André SAHUC (° ca 1500 + <1532) & Marie VIVIER

Nous savons qu’André SAHUC vivait en 1502 (°ca 1500), qu’il avait épousé Marie VIVIER, puisque celle-ci figure au testament de sa belle-mère, Antoinette RAYNAL en 1532. De cette union est issu un seul enfant Antoine, qui suit

Génération III – (ca 1530)

Antoine SAHUC (° <1532 + 31.01.1602) & Béatrix ARGUSSOL

Antoine SAHUC (°< 1532), sartre, ou cousturier, habitait St George de Valsérène.

Il épousa Béatrix ARGUSSOL, fille de Pierre ARGUSSOL de la Blaquèrerie sur le Larzac ; celle-ci testa deux fois, une première fois le 18 mai 1552 et une deuxième fois le 12 juin 1578. (Voir pages suivantes)

De l’union d’Anthoine SAHUC et Béatrix ARGUSSOL étaient donc nés sept enfants, nommés aux testaments

1. André qui qui suit
2. Jean
3. François, mis en apprentissage, en 1552, auprès de Pierre SAHUC, taneur de Saint-Affrique, peut-être son parent.
4. David
5. Souveraine
6. Suzanne (x Pierre SINGLA <1581 – QRD du 050.11.1581 Me Antoine Gayraud – AD 12 3E 14 466))
7. Marguerite épousa par contrat du 7 février 1563 (AD12 3E4544 Me Jean de Montetey), Peyre MAZEL, fils d’autre Peyre ; laboureur du Mas del Prat (St Martin de Nant). Elle lui porta en livres tournois, un lit garni et 4 brebis de port. Elle mourut avant 1578.

Antoine Sahuc, fit le 2 janvier 1587, une donation de la moitié de ses biens en faveur de son fils aîné André. Il décèda le 31.01.1602 à St Georges de Luzençon

Génération IV– (ca 1560)

André SAHUC (° ca 1560 + 1628) & Catherine ENJALBERT

André SAMBUCY (° ca 1560), maistre cousturier de Saint-Georges,

Il avait épousé Catherine ENJALBERT, fille d’Arnal. De cette union :

1. Pierre qui suit

2. Béatrix (° ca 1594,
x Jacques AUSSEL le 26.1.1617 à SGDL
+le 6.3.1674 à SGDL)

3. André qui suivra
Bp 17.3.1610 (SGDL AD12 2E 235-3)
p : Anthoine CAVALDE
m : Béatrix Sahuque
x 1632, + 21.6.1676 SGDL)

4. Françoise (° 1.8.1617)

5. Jeanne qui épouse Louys GALTIER le 3.3.1612 à Saint-Georges.

6. Antoine (x15.6.1642 Marie GUILLAUMENQ, + 5.2.1687 Comprégnac)

7. Marie (x Géraud GELY 14.9.1619 Saint-Georges)

André Sambucy teste le 01.10.1621 – (Me Estienne Cazes Notaire de Peire)

Catherine Enjalbert teste le 31.12.1628 (Me Montety St Georges – AD12 3E 4566) : Donation à Pierre SAHUC fils aîné -Cités : Anthoine et André SAHUC ses fils - Jeanne SAHUQUE femme de Louys GALTIER de Maïres, Béatrix SAHUQUE femme de Jacques AUSSEL de St Georges et Marye SAHUQUE femme de Géraud GELLY de Milhau -Catherine AUSSELLE sa filheulle filhe de Jacques AUSSEL.

Branche (V.1)

Pierre SAMBUCY x Catherine de MONTETY

V. Pierre SAMBUCY qui contracte mariage le 23.2.1620 (Me Aussinel Pierre, archives de Me Calmels, Millau) avec Honneste filhe Catherine de MONTET fille de Jacques de MONTET, notaire royal et de Françoise ROQUES. D’où

1 Antoine né le 04.04.1621, prêtre et prieur

2. André, qui suit (°30.08.1631 + 10.07.1699)

3 Pierre (° 23.08.1633 à Saint-Georges + 8.9.1676 à Millau) , docteur en médecine x Anne de Courtines

4 Jacques (prêtre et prieur de St Christophe de Courtes)

.5 Béatrix (°18.12.1636 à St Georges + 21.08.1698 à Curan)
x 16.02.1660 à Montjaux avec Jean Viguier, notaire (+22.01.1714 – Montjaux)

6. Jeanne x CM du 05.05.1644 ‘(Me de Montety St Georges AD 12 3E4572)
avec Jean Brunel, Bourgeois de Millau

VI – André né le 30.08.1631, épouse Honorade de BOURZES (fille de Noble Jean de Bourzes, sieur de la Rouvière et de Jeanne de Rollendes) par CM du 7 janvier 1657 (Me Jean SSéverac de Millau), le mariage religieuxest célébré le 6 février 1657 à Millau.

Honorade de Bourzes décède le 17 septembre 1670 à St Georges.

André Sambucy, dit « lou Roucan » sieur de Linas et coseigneur de Luzençon décède le10.07.1699
De cette union :

1. Pierre qui suit
2. Antoine né le 4 avril 1666 décède en 1724
3. André né le 7 mars 1668 décède le 29.08.1676

VII Pierre, né le 24 janvier 1664, baptisé le 31 du même mois et décédé le 5 avril 1710. Seigneur de Linas et coseigneur de Luzençon. Epouse vers 1687 Marie de VERNHES.

1. André – né le 31 mars 1690, baptisé le 23 avril. + 1719 (abbé)
2. Pierre qui suit
3. Jacques –baptisé le 20 novembre 1695 - clerc tonsuré en 1719

VIII - Pierre né vers 1694 décédé le 11 janvier 1774. Sieur de Linas, avocat au parlement et coseigneur de Luzençon. Il épouse Marie d’Alingrin de Falgous, CM le 12 novembre 1724 chez Me Pierre Aussel de St-Georges (AD 12 3E 4492). Mariage religieux le 30 octobre 1724 à Mounes-Prohencoux. Marie d’Alingrin est née le 28 septembre 1703 à Barre. Elle décède à S-Georges le 27 octobre 1766. Marie est fille de Bernard d’Alingrin de Falgous, avocat en parlement, juge de Barre et viguier de Brusque : sa mère est Mariane de Nozier de Laval. De cette union naîtront onze enfants

1. Jeanne Elsabeth, née à Linas et baptisée le 4.12.1725 et décédée le 31.05.1744
2. Marie née à Linas le 23 aout 1727, baptisée le 31 aout et décédée le 6.02.1760
3. Pierre Louis baptisé le 11 mars 1729 et décédé le 19 décembre 1821. Contre Amiral de la Maison Royale
4. André, né le 6 avril 1730 à Linas, baptisé le 12 avril, décédé le 14 mai 1798. Prêtre et sieur de Las Cazes.
5. Marianne baptisée le 13.12.1732
6. Jean Joseph baptisé le 27.12.1734
7. Jean Baptiste qui suit
8. Pierre Louis, né à Linas le 9.9.1739, baptisé le 12 du même mois et décédé le 28 décembre 1821.Chevalier de Sambucy
9. Joseph baptisé le 16.02.1741 et décède en 1748
10. Hyacinthe né e 6 avril 1742, décédé le 13.09.1760. Sieur de Rocan
11. Antoine né le 17 janvier 1745 et décédé en 1748.

IX – Jean Baptiste Sambcy, né le 23 juin 1736 et baptisé le 26 du même mois. Décédé le 20 avril 1817. Il avait épousé Marianne Charlotte de Neyrac – CM 27.01.1767 enregistré chez Me Barthélémy CROS de Vabres ( AD 12 3E 15606). Mariage religieux le 27 janvier 1767.
Marianne née le 3 avril 1747, à Vabres l’Abbaye, fille de Charles Alexandre, avocat en parlement, , et de Marianne Durand. Elle décède le 8 mars 1809 à St-Georges.
De cette union étaient nés :

1. Marianne Adélaïde née le 24 octobre 1767 et décédée le 27.11.1826 x CM 18.01.1790 chez Me Jean Antoine Aussel de St Georges (AD 12 3e 4511), mariage religieux le 19 janvier 1790, avec Joseph-Antoine-Alexandre Vivier de Lauras, seigneur de Lauras et de Candas (° ca 1760 et décédé le 9 avril 1846). Dont onze enfants.
2. Anne Jeanne Julie née le 18 octobre 1768
3. Jean Charles Henry Xavier qui suit
4. Françoise Henriette Sophie née le 26 aout 1772 et décédée le 30 avril 1852 x le 15 juin 1802 avec Jean-François Lunet de Pomayrols
5. Armand (1775-1777)
6. Antoine François Joseph (1778-1856) x Antoinette deCastaneo
7. Charles Victor Régis né le 17 juin 1781à St Georges. x 7.01.1805 et décédé le 7.10.1805 en Martinique. Dont un fils Victor.
8. Pierre François Louis Hyppolyte né le 31 janvier 1785 et décédé le 7.10.1874.
9. Adèle Jeanne Pierrette Joséphine bp e 7.04.1788+ 21.03 1875 x Jean Joseph Olier le 1er avril 1819.

X - Jean Charles Henry Xavier baptisé le 12 avril 1770 et décédé en 1830 à Paris. Ingénier des Ponts et Chaussées. (Cf Quand un ingénieur aveyronnais...). Il épouse Marie Aurélie de Castaneo, de Luques enItalie. D’où :

1. Jean Félix sébastien qui suit
2. Jean Henri Louis né le 9.02.1816 et décédé le 29 février1832.
3. Adolphe Charles Joseph Pierre né le 5 mai 1817. Il avait épousé Cécile de Bray de Toulouse et décéda à St Georges le 18 avril -1855, sans postérité.

XI – Jean Félix Sébastien, né à Luques (Italie) le 26.12.1812, décédé à St Georges le 9.07.1895. Comte Palatin, mainteneur des Jeux Floraux, épouse en 1836 Théodie Mélanie BARTHE, née le 21.09.1818 à Toulouse elle décède le 11.12.1904 à St Georges. De cette union naitra une seule desceendante :

XII —Marie Louise Aurélie SAMBUCY née à Toulouse le 11 octobre 1838 et décédée le 1er décembre 1889 à St Georges. Elle avait épousé le 15 février 1865 Antoine Marie Joseph du Bourg (°7.6.1838 à Toulouse). La famille du Bourg a relevé le titre de comte et a ajouté à son nom celui de Luzençon. D’où :

I. Gabriel qui suit
II. Henriette x 6 juin 1888 avec le comte Ignace Mestre.

Après son veuvage, Antoine Marie Joseph du Bourg prit la robe de bénédictin, sous le nom de Dom du Bourg. Il décéda en 1918 à Paris à l’hopital St Joseph.

XIII – Gabriel du Bourg de Luzençon, Comte, né en 1865 à Toulouse au château de Roche Montes. Décédé en 1937. Il avait épousé Marie de Beaumont du Repaire née en 1865 et décédée à St Georges le 21 Juin 1967. De cette union un seul descendant qui suit :

XIV - Jehan Marie Gérard du Bourg de Luzençon, Comte. Colonel, chef de bataillon. Il fut maire de St Georges de 1953 à 1971. Il avait épousé Anne Marie Philomnène de Garnier des Garrets. De cette union : Antoine, Madeleine, Jean-Philipe, François, Gabriel, Mathias, Marie et Aurèle.

Branche André SAMBUCY x Marie VERNHET - (V 3)

V - André SAMBUCY, (°17.03.1610 + 21.06.1676) d’abord chaudronnier, puis marchad et bourgeois de St-Georges, épouse par contrat du 11 juin 1632, Marie VERNHET, fille de Guillaume VERNHET et de Catherine JEAN du mas de Vergonhac, qui lui porta en dot la somme de 1.600 livres.Leurs enfants sont :

A. Pierre Bp 7.1.1635. parrain : Pierre Sahuc de St Georges et marraine : Catherine Jeante de St Georges.

B. Delfine Bp 19.01.1637. p : Anthoine Sahuc de St Georges. m : Delfine Delpuech de St Georges.Elle épouse Jacques VIVIER CM 5.10.1655 (Cf généalogie VIVIER)

C. André Bp 22.05.1640 (AD12 2E qui suit p : Pierre Aussel de St Georges - m : Jeanne Sahuque de Mayres

D. Anne Bp 09.03.1645 - p : Pierre Vernhet - m : Beatrix Sahuque

E. Guilhaume Bp 14.02.1648 (AD12 2E 235-3) p : Guilhaume Vernhet
m : Catherine Sambucie

F. Jean Bp 28.12.1650 (AD12 2E 235-3) p : Raymon Jean - m : Catherine Montetye

G. Marie ° ca 1653 + 26.01.1713 à Olonzac (St Rome de Tarn). Elle avait épousé le 26 juillet 1671 à Olonzac, Anthoine Barascud.

VI. André SAMBUCY (°22.05.1640) x Françoise VIVIER (° ca 1642)

Marchand et bourgeois, il épouse en 1655 Françoise VIVIER fille de Jacques (CM 05.10.1655 – Me Antoine Gasc AD12 3E 12231) Nous vous livrons ci-dessous l’analyse et la transcrption de ce contrat faites par Jean DELMAS. (voir St Georges de Luzençon des femmes des hommes et leurs racines )

De cette union naîtront :

a. André bp à St Georges le 10.11.1668, son parrain sera Pierre SAMBUCY fils d’André et sa marraine Marie VIVIER fille à + Jacques

b. Françoise, bp le 18.02.1672, son parrain sera André VIVIER de St-Georges, son oncle, et sa marraine Marie SAMBUCY du Poujol.

c. Jean, Bp le 09.04.1674 - son parrain sera Jean SAMBUCY « maitre apoticaire » et sa marraine Catin VIVIER de St Georges, fille de feu Jacques. Jean sera marchant

d. Marguerite x Me Raymond Flotard, notaire royal (CM 29.04.1687) (cf notre chapitre « un contrat de mariage en 1687)

Le 29 Avril 1687, en la maison du Sieur André SAMBUCY, à Saint Georges de Luzençon, Me Raymond FLOTARD, notaire royal de la ville de Saint-Affrique, issu d’une longue dynastie de notaires, contracte mariage ave Delle Marguerite SAMBUCY. (Voir contrat pages suivantes)

Il nous a paru intéressant d’étudier ce contrat, d’une part en mettant en regard de l’original sa transcription, et d’autre part en reprenant les ascendants paternels et maternels de Marguerite SAMBUCY.

Par divers documents d’archives nous pouvons aussi déterminer l’endroit exact où ce contrat fut signé

De cette union naîtra Marie, à Saint Jean d’Alcas le 30 Juillet 1690 ; Raymond et Marguerite la feront baptiser, toujours à Saint Jean d’Alcas, le 29 août de la même année : le parrain sera Me Raymond FLOTARD, Notaire Royal de St Jean, son grand père et la marraine, Marie Delphine SAMBUCY de St Georges.

Cette union sera de courte durée, en effet Le 10 Juillet 1691, Me Raymond FLOTARD, notaire de St Affrique décèdera, à l’âge de 40 ans, à St Jean d’Alcas où il sera inhumé, les témoins seront « Sr André SAMBUCY de St George de Valzaraine », son beau-père et Jacques GUIBERT de St Jean d’Alcas son beau-frère.

Marie FLOTARD contractera mariage le 8 octobre 1707 (AD12 3E15777 – Me Rames Antoine, notaire à St Affrique) avec Jean GALTIER ; fils de feu Guillaume GALTIER et de Marie DALBIES.

Marguerite SAMBUCY survivra 40 ans à son époux Raymond FLOTTARD et sera inhumée également à St Jean d’Alcas le 7 juin 1731 à l’âge d’environ 70 ans.

Pour en savoir plus :

Fac-simile de documents anciens avec leurs transcriptions, tableaux généalogiques, etc… nous vous invitons à vous reporter à notre publication :

Saint-Georges de Luzençon, des femmes des homes et leurs racines »

disponible au CERCLE GENEALOGIQUE DE l’AVEYRON au prix de 22 euros pour les adhérents et 25 euros pour les non-adhérents (plus éventuels frais de port) –
N’hésitez pas à contacter Patricia au 05 65 60 07 79


Commentaires

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Famille de Sambucy de Luzençon
samedi 19 mars 2016 à 11h32 - par  Lajoie-Mazenc Roger

Je suis déçu de ne trouver dans ces généalogies aucune allusion à la famille
d’Edouard de Sambucy de Sorgue, marié à Melle de Pins, qui vécurent au château
de Cazèles, cne de La Bastide l’Evêque (Aveyron), dans les années 1920-1930.
Ce château a été ravagé par un incendie en 1953.
Pouvez-vous m’orienter vers un site évoquant cette famille ?
Merci

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Famille de Sambucy de Luzençon
mardi 8 avril 2014 à 19h44 - par  LIMOUSI

Bonjour,
je lis avec intérêt cet article. Ma maman, dont le nom de jeune fille était SAMBUSSY (orthographe utilisée depuis les années 1850, où dans le même acte on trouve SAMBUCI, SAMBUSSY et le père déclarant signe SAMBUCY), a un ancêtre,David SAMBUCY, établi à Montagnac 34, où il s’est marié en 1665. Pourrait-il être celui qui est cité dans cette généalogie, comment le savoir ?
Merci beaucoup.
Michèle LIMOUSI

mercredi 9 avril 2014 à 11h12

Bonjour Michèle,

Je suis tout à fait ravie que cette généalogie SAMBUCY vous ait intéressée. Pour ce qui est de faire un lien entre le t le David SAMBUCY cité et votre ancêtre, il conviendrait de voir sur l’acte de mariage de ce dernier (1665) qui sont ses parents afin de pouvoir le relier avec certitude, et remonter ainsi les générations précédentes.

Il faut aussi prendre en compte le fait que les SAMBUCY (et leurs variantes orthographiques) étaient nombreux dans nos régions (voir notre publication St-Georges de Luzençon, des femmes, des hommes et leurs racines...)

Dès que vous me donnerez quelques renseignements complémentaires sur votre David SAMBUCY je regarderai la question avec plus de précision.

Merci de votre intérêt
et à bientôt
Suzanne BARTHE

PS
Je ne sais si vous habitez dans le sud, mais sachez que c’est avec grand plaisir que nous vous recevrons pour parler de cettequestion lors du grand rendez-vous de la généalogie qui aura lieu à Millau les 12 et 13 avril 2014