GENEALOGIE DE LA FAMILLE MIQUEL DU VIALA

Les MIQUEL du VIALA de St-Léons et leur nombreus descendance
dimanche 15 mars 2015
par  Suzanne BARTHE

Cette famille est attestée au VIALA de SAINT LEONS dès la fin du XVIe siècle. A Saint-Léons « on cultive le froment, et surtout le seigle, l’orge et l’avoine, et la rave, mais l’activité la plus lucrative est l’élevage : ovin pour le causse, bovin pour la montagne. ». La famille MIQUEL DU VIALA était une famille de « bons paysans ».

Paysans, marchands et bourgeois : avec l’un des premiers allivrements de la paroisse (4ème en 1790), la famille MIQUEL est à jeu égal avec les bourgeois, notaires et avocats. Pourtant les sources écrites les qualifient régulièrement de paysans. Mais on les trouve aussi « ménagers », « marchands » ou « bourgeois ». Exploitant leur domaine en faire-valoir direct, avec des domestiques, ils devaient aussi commercer les produits agricoles (bestiaux) et prêter de l’argent. Mais les archives nous renseignent peu sur ces activités.

Les mariages des enfants MIQUEL témoignent de la double appartenance sociale à la terre et au commerce.

Dans la première catégorie Lévignac de Saint-Léons, Galibert de Roussaup, Valette de Masnau, Loubeti d’Argol, etc…

dans la seconde catégorie Cassan de la Graillerie de Verrières, Massol d’Alrance, Cases de Peyre, Lebrou de St Jean d’Alcas, etc…

Le nombre important d’enfants mariés sur deux générations, et l’exogamie de la famille MIQUEL lui ont permis de tisser un large réseau d’alliances.

Au 17ème siècle, par héritage de la famille FOURCADIER de la Tioule, les MIQUEL deviennent « Patrons de la chapellenie Saint-Martin-de-la-Tioule ». Rappelons que les FOURCADIER sont attestes à la Tioule du XIVème au XVIème siècle. Une chapellenie était une fondation religieuse privée : une famille donnait les revenus d’une terre – une sorte de rente – pour payer un prêtre desservant, qui devait dire des messes. D’après l’abbé de Grimaldi dans les « Bénéfices du diocèse de Rodez », le chapelain de la Tioule était chargé de « deux messes par semaine réduit à trois messes par mois ». Les héritiers des fondateurs étaient « patrons », ce qui leur permettait de nommer le remplaçant du chapelain décédé.

Ainsi en 1648, Pierre Fontès, religieux du couvent de Saint-Léons, est nommé chapelain par François Miquel après le décès de Jean Paul de Tizati, religieux sacristain du même couvent. Fontès meurt en 1670, il est remplacé par Simon Gerde, curé de Saint-Léons. Les titulaires suivants sont Jean Pierre Darché, Bernardin de Montazet (1710), Jean Montels (1727), Henri Mauri (1746), Jean-Louis de Gaujal (1762) tous religieux de Saint-Léons. Pour les religieux ou les curés de Saint-Léons, pensionnés par le seigneur-prieur du village, les chapellenies sont un complément de revenu intéressant.

L’abbé Grimal, dans son « Livre de paroisse » où il reprend l’histoire de celle-ci au travers des écrits de ses prédécesseurs, nous explique pour l’année 1643, que : « Les états du pays furent tenus à Espalion le 22 mars pour résoudre la question des tailles et envoyer des députés à Paris. François Miquel du Viala y assista. Il parait qu’il y eut cette année dans le pays beaucoup de confusion pour le payement des tailles, aussi le même Miquel fit exprès un voyage à Millau pour s’informer comment il fallait procéder pour les lever. Le susdit consul assista encore à l’assemblée des états tenus à Villefranche le 5 novembre et convoqués par le duc d’Epernon, gouverneur en Guienne pour y recevoir par sa bouche les commandements du roi ce qui veut dire sans doute les réclamations adressées à sa majesté par le pays… »

La forme du hameau du Viala de St Léons était très particulière, puisque l’ensemble des bâtiments appartenant aux différentes familles formait un grand rectangle autour d’une cour ouverte côté Est (accès depuis le chemin de Saint-Léons à Millau). En 1813, les bâtiments autour de la cour appartenaient à la famille MIQUEL.

La propriété la plus importante du hameau était celle de la famille MIQUEL, présente au Viala avant 1611 et après 1813. Allivrée 2400 deniers en 1690 et 2593 en 1790 (onze acquisitions et trois cessions, dont deux en paiement de dots), c’était une des tenures les plus considérables de la paroisse. Elle le reste jusqu’en 1808-1809 : à la mort de Jean-François MIQUEL ses enfants et sa veuve se partagent les biens en huit lots, émiettant l’immense propriété. Peu après, certains commencent à vendre.

Jean François Miquel a exercé un rôle particulier dans la communauté de Saint-Léons

dans les années précédant la révolution française. Il était en effet procureur (ou procurateur) fiscal ou juridictionnel. A ce titre, il représentait les intérêts du seigneur et de la communauté dans le cadre de la justice seigneuriale. C’est lui qui proposait les peines lors des procès. Dans les archives judiciaires, son nom apparaît de 1753 à 1783, mais il est possible qu’il ait rempli cette fonction plus longtemps.

Après son veuvage avec la fille d’un marchand de Saint-Beauzely, il se remarie avec Elisabeth Lebrou. Pas de doute, ce mariage a été arrangé par le curé de la paroisse de Saint-Léons, Antoine LEBROU, oncle de la mariée, originaire de Saint-Jean-d’Alcas. Une autre de ses nièces, avait d’ailleurs été marraine de la dernière fille du premier mariage. L’abbé Grimal indique : «  étaient présents au mariage messire Bernardin de Montazet, ancien officier d’infanterie, messire Jacques Frédéric de Malvin de Montazet, Mr Arnal bourgeois du Bousquet, Angélique Arnal, épouse Lebrou, belle-soeur de la mariée et grand nombre d’autres personnes notables. La famille Miquel du Viala était alors une des meilleures de la paroisse. »

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